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 when I feel this cold they're like the fucking sun.

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MessageSujet: when I feel this cold they're like the fucking sun.   Lun 28 Sep - 14:01


BARBARA JILLIAN ROSENBERG
I want a scar that looks just like you


come drink the water

• âge › les années ont filées, vite. dix-huit ans de vie, le double de galères, le triple de poids sur ses épaules. • date et lieu de naissance › un certain treize février, ici, à la nouvelle-orléans. • nationalité › américaine, pure souche. ses racines sont ancrées dans ce sol qu'elle n'a jamais quitté. • profession › étudiante en première année de journalisme et serveuse depuis quelques années dans le restaurant de sa belle-mère. • orientation sexuelle › elle aime les hommes, les vrais. matures, forts, qui savent ce qu'ils veulent, qui sont capable de gérer plus que leur petite personne. • situation amoureuse › seule, depuis des mois. et sûrement ses histoires passées étaient-elles loin d'être sérieuses. faut dire qu'elle n'a pas vraiment le temps pour ça, moins encore maintenant. • situation financière › plutôt aisée. elle gagne peu avec son job de serveuse, mais son père subvient à ses besoins. c'est bien la seule chose qu'il fait d'ailleurs, sortir les billets. • et vivre à la nouvelle-orléans, ces derniers temps, c'est comment ? › frustrant, effrayant. l'angoisse la ronge, comme tout le monde, dès lors qu'elle songe aux drames de ces dernières années, à ce tueur en série, à en croire les dires fou allié. pourtant, l'inconnu demeure pire que la peur. et cette envie, ce besoin irrésistible de savoir occulte le reste, la pousse à mettre son nez là où elle ne devrait pas, la force à prendre des risques, mais qui à ses yeux sont légitimes. • groupe › wish someone would care. • célébrité › sophie turner. • crédit › tomoriddle, tumblr.


some kind of madness

Une famille aujourd'hui partie en lambeau, qui n'avait de toute façon pas forcément bien débutée. Enfant non désirée, accident, si elle a finalement fait la fierté de sa mère dès sa naissance, son père lui avait fuit ses responsabilités. Ils ne se devaient rien de toute façon, n'étaient à la base qu'un coup d'un soir l'un pour l'autre. Et si la mère a endossé ce nouveau rôle d'une manière admirable, le jeune père lui n'a donné signe de vie que quatre années plus tard. Quatre longues années, durant lesquelles il s'était engagé dans l'armée, celle-là même qui des années plus tard l'a brisée. L'a fait devenir cet ivrogne traumatisé, celui sur qui elle ne peut plus compter, dont elle doit presque s'occuper. • Elle est née à la Nouvelle-Orléans, connaît cette ville par cœur et ne l'a que rarement quitté. D'ailleurs, elle n'a jamais voyagé en dehors des états-unis. • Elle a vécu une enfance heureuse, quand bien même ses géniteurs ne se sont jamais mis ensemble. Ils s'entendaient bien, mais son père s'est remarié, lui a donné un petit-frère avec une autre femme à laquelle elle s'est attachée. Sa mère elle, elle n'est devenu que mystères et instabilité avec le temps. Fragile psychologiquement, elle a attenté à sa vie une seule fois officiellement, peut-être plus, pour que finalement, sa vie lui soit ôtée par une tiers personne il y a quelques mois de ça maintenant. • Elle ignore ce qui a coûté la vie à sa mère, parce que personne ne semble vouloir l'aider à lever le voile sur cette affaire. Alors elle cherche, encore et encore, peut-être au péril de sa propre vie. • Et si seulement c'était la seule figure maternelle qu'elle avait perdue. Non, le destin s'était déjà acharné avant, lui avait enlevé sa belle-mère lors de l'ouragan. Mais elle n'est pas seule. Non, elle veille sur Samuel, son petit-frère, et ses plus proches parents en font de même pour elle. Son grand-père, son oncle et sa tante. Pas son père, non, lui il ne s'occupe que de ses bouteilles. • Mais elle est courageuse, Barbara. Elle ne se laisse jamais aller, c'est dans son caractère, elle ne sait accepter l'échec. • C'est une fille bornée, déterminée. Indépendante aussi, elle ne semble finalement avoir besoin de personne d'autre qu'elle-même pour réussir. Elle est si jeune, mais tellement mature. Peut-être trop même. Sûrement a-t-elle grandit trop vite. • Le vide l'effraye. Elle est facilement prise de vertige dès lors que ses pieds sont à plus de deux mètres au-dessus de la terre ferme. • Elle boit beaucoup de café, en général au moins trois par jours, mais elle préfère le thé. • Elle sait dessiner, a même un certain talent pour cet art bien qu'elle n'est jamais pris de cours. • De nature autoritaire, parfois colérique, elle aime que les choses se passent comme elle les avait planifié. Elle ne croit pas au hasard, déteste les surprises et demeure relativement conformiste.


pursuit of happiness

• pseudo › citizens • âge › 22 ans dans une poignée de jours • pays › douce france • comment as-tu découvert le forum ? › en farfouillant sur ce bon vieux bazzart • un dernier mot à nous dire ? › je suis totalement fan du contexte, c'est si bien fait ! et le design est sublime, ce qui ne gâche rien haha  
J'atteste par ailleurs qu'en créant ce personnage, je l'expose au danger d'être mis à l'épreuve par le Tueur au Puzzle.
passeport :
 

fiche (c) elephant song.
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MessageSujet: Re: when I feel this cold they're like the fucking sun.   Lun 28 Sep - 14:02



in life we can't be free

OCTOBRE DEUX MILLE CINQ. Assise sur une chaise dangereusement bancale, la tête posée sur un bras qui s'engourdissait davantage à mesure que les minutes s'écoulaient, elle somnolait légèrement. L'esprit ailleurs, les yeux clos, pourtant l'imaginaire bien présent. Elle rêvassait, sombrait presque dans le sommeil, mais ce dernier semblait loin d'être reposant. En réalité, elle songeait simplement. Au passé, à l'avenir, à ce douloureux présent et aux démons qui encombraient ses songes. Pas les siens, ceux de celle qui contrairement à elle était éprise d'un profond sommeil. Qui comme elle, peut-être, rêvait au malheur de ce monde, de son monde, à ses malheurs, à ce qui l'avait conduite là. Ici, sur ce lit aux draps abîmés par le temps, aux couleurs éteintes, à la senteur de javel ou tout autre produits tueurs de bactéries. Et alors qu'elle ouvrait les yeux, Barbara, pour scruter une pièce encore floue en raison de ses prunelles à peine éveillées, elle se surprenait à rapidement les fermer, pour finalement les rouvrir, les détourner. Les détourner de celle qu'elle ne voulait voir et pourtant, aux côtés de qui elle était depuis des heures, peut-être même une journée. Comme incapable de se confronter à cette réalité qu'en pleine face elle se prenait, elle regardait simplement par la fenêtre un horizon qu'elle ne pouvait voir, cette façade de bâtiment qui semblait plus agréable que la vision d'un corps frêle, fatigué, étendu dans une pièce où ne planait qu'angoisse et malveillance. Elle n'avait jamais aimé ça, les hôpitaux. Elle ne savait réellement d'où venait cette crainte, ce sentiment d'oppression dès lors qu'elle en passait les portes, ou qu'elle se sentait frôler par les blouses blanches des travailleurs présents, toutefois à l'habitude elle tentait tant bien que mal de les éviter. Et pourtant, elle était présente aujourd'hui, depuis plus de temps que durant toute son existence elle avait dû passer en ce lieu. Présente, bien que somnolente, elle était effectivement là pour entendre les premiers mots de sa génitrice, celle qui n'avait plus ouvert les yeux depuis trop longtemps et qui vraisemblablement, les voulait clos à jamais. « Maman ? » Elle se levait alors, celle qui n'était encore qu'une enfant. Une enfant bien trop mature, qui n'aurait quant-à elle sûrement jamais dû faire endurer cela à ses propres prunelles. Elle réduisait l'écart qui la séparait de sa mère, presque timidement, tendait l'oreille comme pour essayer de déchiffrer les dires de celle qui baragouinait des mots incompréhensibles qui mis les uns après les autres ne semblaient pas avoir beaucoup plus de sens. Le regard suppliant, elle posait doucement sa main sur celle de sa génitrice, alors qu'au même moment dans la chambre trois personnes entraient. « Veuillez attendre à l'extérieur, s'il vous plaît. » Elle s'exécutait, ne cherchant réellement à comprendre, presque rassurée de pouvoir finalement détourner les yeux de ce corps inerte sans avoir à se sentir coupable. Pourtant une fois à l'extérieur, une larme coulait sur sa joue. Une larme, qui n'était pas même destinée à sa mère, à celle qui venait de tenter de mettre fin à ses jours. Sûrement pas même une larme de tristesse, davantage de colère. La colère envers celle qui n'avait pas songé au mal que cette situation causerait à son propre enfant, la colère de voir qu'une personne pouvait être suffisamment égoïste pour s'ôter la vie, alors que d'autres luttaient pour la garder, auraient voulu la garder. Elle se surprenait alors à avoir une pensée pour les victimes de l'ouragan, puis pour une victime en particulier. Sa belle-mère, la mère de son petit-frère. Celui a qui elle avait dû expliquer l'absence à la place d'un père muet, mais à qui elle ne révélerait rien sur l'état de sa propre mère, car il ne comprendrait pas. Tout comme elle, elle ne comprenait pas. Pourquoi, pour qui, comment. Et finalement, peut-être ne voulait-elle pas savoir, car il semblait en l'instant y avoir bien des choses plus graves que la présence de sa mère sur ce lit d'hôpital, aussi paradoxal était-ce.



JUILLET DEUX MILLE SIX. Elle arpentait la cuisine d'un pas vif, scrutait régulièrement l'horloge présente sur l'un des murs dont sûrement la tapisserie mériterait d'être refaite. Dix-neuf heures. Sûrement auraient-ils dû être tous attablés à cette heure, à vrai dire en temps normal ils l'étaient tous, mais aujourd'hui, et comme bien trop régulièrement depuis des mois, visiblement le repas était retardé. « On mange quoi B ? » La voix fatiguée de son frère résonnait à quelques mètres d'elle, faisait écho à celle présente dans sa tête. Qu'est-ce qu'on mange, question régulière, trop présente. « Tu verras bien, Sam. Vas te mettre en pyjama le temps que je termine, tu vas attraper froid comme ça. » Elle lui souriait, à son demi-frère. Un sourire sincère, gentiment moqueur, alors qu'elle le regardait monter les premières marches de l'escalier simplement vêtu d'une serviette bien trop grande pour lui. Se remettant à la tâche, faisant le tour des placards plus vides les uns que les autres. « Tu m'avais dit que tu passerais au magasin, bordel p'pa ! » Elle soupirait, se postait devant son père qui lui était nonchalamment installé dans le canapé, ou plutôt avachi devant un programme télé qu'il ne regardait certainement pas, bien trop occupé à remplir un verre qui se vidait comme toujours trop vite. « J'ai vu qu'il restait des restes d'hier, j'irai demain. » « Les restes étaient d'avant-hier, et on les a mangés hier. » Elle fronçait les sourcils, comme toujours face à lui. En fait, elle ne se rappelait pas vraiment de la dernière fois qu'elle avait eu l'occasion de lui sourire. Lui non plus, sûrement. Et cela ne semblait pas le déranger, tout comme le fait de ne rien assumer, puisqu'au lieu de s'excuser comme toute personne saine d'esprit le ferait, il se tortillait simplement afin d'attraper un billet on ne peut plus froissé au fin fond de la poche arrière de son jean. « Tiens, t'as cas acheter un truc. » « T'as cas y aller toi ! » Elle attrapait tout de même le billet, sachant pertinemment qu'il ne bougerait pas. Seul Dieu savait la raison pour laquelle elle continuait de perdre son énergie et son temps à répliquer. « Sam ! » Elle n'avait pas bougé, mais sa voix portait dans toute la maison. « Sam, mets ton blouson, on va manger dehors. » « Rapportes-m.. » « Va t'faire foutre, ivrogne. » Elle bredouillait vaguement ces mots alors qu'elle claquait la porte derrière elle.



MAI DEUX MILLE SEPT. Elle portait à ses lèvres sa tasse de thé, ce fameux thé qu'elle ne dégustait que lorsqu'elle allait chez son grand-père, puis gardait la tasse entre ses mains une fois sa gorgée avalée, comme pour se réchauffer. Non pas qu'il faisait froid dans la demeure, mais la simple vision de la pluie battant sur les carreaux lui arrachait un frisson, lui faisait ramener les manches de son pull sur ses mains – vieille habitude tenace que maintes gens lui reprochaient, mais qu'elle adorait faire. « Tu peux le garder ce soir ? J'ai un cours qui risque de finir tard donc je pense que j'irais directement au restau après. » « Prends ta soirée, si tu veux. » Lançait son oncle, Joaquin, alors qu'elle scrutait amusée l'air que prendrait le faciès de Fred à l'entente de cette phrase. « Non ça va, je n'ai pas cours demain de toute façon, mais j'ai peur de ne pas être à l'heure à la garderie et j'ai pas envie qu'il attende tout seul dehors. » « J'suis plus un gamin ! » Sam venait d'entrer dans la pièce pour se saisir d'un morceau de sandwich qu'il avait laissé là quelques minutes auparavant. « Je sais, mais ça caille dehors. D'ailleurs, faudra qu'on aille t'acheter un nouveau blouson. » Sûrement chacune des personnes présentes dans cette pièce savaient que la raison pour laquelle elle ne voulait le laisser seul était toute autre, mais aucun regards complices ne se croisaient. « Des baskets aussi. » Déjà roublard, le gamin. « On verra. » Elle souriait, le regardait quitter la pièce et portait à nouveau sa tasse à ses lèvres. « Vous pouvez venir à la maison. » Joaquin, à nouveau. « Ou il peut rester là cette nuit, ça ne me dérange pas. » Gregor, son grand-père, proposait à son tour, arrachait un nouveau sourire à la brune. Elle n'était habituée à tant d'aide, ne s'y habituerait certainement jamais, quand bien même était-ce sa famille. « Comme tu veux, dans tous les cas on pourrait aller faire les magasins avec le p'tit demain. » « Il est où ton père ? » Joaquin, puis Fred. Et en guise de réponse, Barbara ne faisait qu'hausser les épaules. « J'en sais rien, je pensais te poser la question. Ça fait trois jours qu'il n'est pas rentré, ou alors il est passé quand j'étais à la fac. » Des soupirs, et les mêmes mots échangés, encore et toujours. A propos de cette même personne, son père, leur père, à Sam et elle. Un jour alcoolique, le lendemain fantôme. « Allez, venez chez moi ce soir. » « Ouais, trop bien ! » A nouveau, Sam faisait son retour et courait jusqu'à son oncle, visiblement enchanté par l'idée. Barbara elle terminait sa tasse, se levait pour aller jusqu'à la cuisine la déposer dans l'évier et enfilait son blouson. « Bon je file, je vais être en retard. On se voit ce soir, soyez sage. » Lançait-elle à l'attention de son petit-frère, mais aussi de son oncle qu'elle ne connaissait que trop bien. Elle embrassait son grand-père, enlaçait sa tante, puis enroulait sa large écharpe autour de son cou pour braver le froid.



AOÛT DEUX MILLE SEPT. Midi, le coup de feu. Elle s'activait entre les tables, débarrassait l'une et dressait l'autre en même temps. Un brouhaha constant résonnait en l'endroit, mais elle ne l'entendait plus à force. Quelques années déjà qu'elle travaillait ici, dans le restaurant de sa belle-mère, ou plutôt qui lui appartenait, avant. Quelques années, durant lesquelles son ouïe avait eu le temps de s'habituer à l'ambiance, et savait différencier les conversations inintéressantes des demandes importantes. S'habituer. Sûrement était-ce qu'elle avait fini par faire aussi, elle. S'habituer à cet emploi qu'elle n'aimait pas franchement, mais qui payait raisonnablement. S'habituer à l'absence de sa belle-mère, sa prestance, son allure, son faciès, sa voix. Cette voix qu'elle croyait parfois entendre, qu'elle espérait entendre, peut-être. Cette voix, qui même lorsqu'elle la pressait, elle aimait. Cette voix qui lui manquait, terriblement. Pourtant, ce n'était que de la femme de son père qu'il s'agissait, mais pour bien des raisons parfois, elle en était venue à l'apprécier davantage que sa propre mère. Et cette perte l'avait déchirée, même si elle ne l'avait pas montré. La déchirait toujours, peut-être parce qu'elle n'avait pas fait son deuil, finalement. Elle n'avait pas eu le temps. Comment prendre le temps, face aux pleurs d'un enfant qui venait de perdre l'être le plus chère à ses yeux, face à un époux démissionnaire dont les épaules avaient semblé bien plus frêle que celle de Barbara sur l'instant ? Elle n'avait pu, n'avait eu le temps, la possibilité, ou le courage de le faire. Encore moins de s'avouer sa peine, ni à l'époque, ni aujourd'hui, ni à la mort de sa propre mère. Parce qu'elle avait fini par mourir, elle aussi. Elle l'avait laissé, elle aussi. Pourtant, ce n'était pas la peine qui la rongeait lorsqu'elle songeait au fait que plus jamais, elle ne pourrait plonger son regard dans celui de sa génitrice. Non, ce qui l'animait, c'était le besoin de savoir. Pourquoi. Pourquoi elle était morte, comment. Tant de questions qui étaient revenues au fil des années, puisque sa mère n'avait toujours été que mystères, comme vivant dans un monde qui n'appartenait qu'à elle, et dont elle n'avait jamais daigné parler à sa fille. En réalité, sûrement ne lui parlait-elle jamais de rien. Surtout pas d'elle. Et Barbara ne savait si elle faisait cela simplement parce qu'elle la voyait encore comme une enfant qu'il fallait protéger d'un univers bien trop grand pour elle, ou si simplement, elle se complaisait dans cette solitude. Elle n'avait jamais été quelqu'un de très sociable, sa mère. Moins encore lorsque sa fille unique s'était rapprochée de son père. Parfois même, elle semblait préférer se parler à elle-même qu'à autrui, occultait facilement ce qu'on lui disait. Oui, Barbara se souvenait qu'elle répétait, souvent, chaque fois, ses phrases. Pas parce que sa mère ne comprenait pas, non, simplement elle n'écoutait pas. N'avait pas envie d'entendre. Elle le savait, l'avait déduit avec le temps, et s'en était accommodé, simplement. Pourtant, elle n'avait jamais pu se résoudre à arrêter d'essayer de la comprendre, ni avant, ni aujourd'hui, peut-être même moins encore maintenant qu'elle n'est plus là. « Ils sont sur une piste. » « Arrêtes de raconter des conneries Bob ! » « J'vous jure, le mec de ma fille est flic, j'les entendais parler hier. » « T'étais bourré, t'as du le rêver. » « Ouais j'étais bourré et.. » L'homme se levait, comme pour prouver qu'il tenait debout, qu'il restait lucide malgré les litres d'alcool qu'il avait dans le corps. « Et même bourré je sais c'que j'entends. Ils parlaient d'un tueur, d'un cinglé.. » Il plaçait un doigt sur sa bouche, comme pour rester discret alors qu'il ne faisait qu'hurler davantage. « Un cinglé j'vous dit, même à moi ça m'fait froid dans l'dos et pourtant, j'en ai vu des horreurs dans ma vie. » « Il a p'têtre pas tord son gendre, vu tous les corps qu'ils ont retrouvés dans le bateau de l'autre ! » « Qui l'autre ? » « Ta gueule James. » Ils étaient cinq, et aucun d'entre eux ne semblait plus saint d'esprit que l'autre. « Oh vous m'faites chier avec vos histoires de cadavres, j'vais pisser. » L'un se levait, un deuxième le suivait. « J'sais pas qui est ce tarré, mais j'pense qu'on devrait tous faire gaffe. » « Vous croyez qu'il va recommencer ? » Ils chuchotaient, à présent, finalement, malheureusement. « En tout cas, mon gendre lui, il en est convaincu. » « Vous désirez quelque chose, messieurs ? » Elle arrivait à temps pour entendre la fin de l'histoire, et quand bien même ces gars semblaient-ils tous aussi atteints les uns que les autres, une part d'elle croyait en leurs histoires. Ces histoires, qu'ils racontaient, sur lesquels ils débattaient autour de maintes bouteilles, encore et encore, chaque jour de la semaine. Ces histoires, qu'elle écoutait, qui nourrissaient sa curiosité et auxquelles elle donnait du crédit, contrairement aux autres. Peut-être parce que c'était la seule chose à laquelle elle pouvait se raccrocher. Sûrement, même.

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Elijah Rosenberg
admin ○ nightcall


○ messages : 221

MessageSujet: Re: when I feel this cold they're like the fucking sun.   Lun 28 Sep - 14:03

MA FILLE COMMENT T'ES TROP BELLE PAPA T'AIME FORT
Bienvenue sur le forum Bonne chance pour ta fiche et si tu as des questions, n'hésite pas à me harceler

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living in your atmosphere, I’m running out of air.
Fall forward in the atmosphere It's a heavy load to bear. I’ve been living for the longest years Now I’m running out of air. Heard a rumor in foreign wind, There’s a war around the bend, Bet your life on your lover’s heart. Now you can’t find a friend.Where are you, I am already gone. Throw your heart out on the western wind. Its a hard heart to break. Sell your soul out for a southern hymn It's a hard road to take.  — where are you.
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Anya Mercer
kill of the night


○ messages : 139

MessageSujet: Re: when I feel this cold they're like the fucking sun.   Lun 28 Sep - 14:21

sophiiiiiiie MA FUTURE BELLE FILLE
ouelcome ouelcome bonne chance pour ta fiche
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Elijah Rosenberg
admin ○ nightcall


○ messages : 221

MessageSujet: Re: when I feel this cold they're like the fucking sun.   Lun 28 Sep - 14:43

oh, mais je viens de réaliser qu'en plus on se connaissait Jennifer aka Emily de PI non ?

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Fred Kovacs
pnj ○ been to hell


○ messages : 413

MessageSujet: Re: when I feel this cold they're like the fucking sun.   Lun 28 Sep - 14:48

MA NIÈCE. ouh que cey trop cool de voir ce scénario tenté.
bienvenue dans les parages la miss. bon courage pour la rédaction de ta fiche, j'ai hâte de voir ce que ça va donner. et pis si tu as besoin de quoi que ce soit, surtout n'hésite pas. (parce qu'entre nous, ton père... bon, voilà. /out/)

_________________
+ compte pnj, ne pas mper.
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MessageSujet: Re: when I feel this cold they're like the fucking sun.   Lun 28 Sep - 20:16

Elijah, Thaaanks dad I love you oooh et oui, anaïs, j'avais même pas percuté que c'était l'un de tes personnages

Anya, Future belle-fille ? Le père n'aura pas perdu de temps à ce que je vois va falloir que je me renseigne sur tout ça Meerci beaucoup en tout cas I love you

Fred, Meerci beaucoup Je plussois la dernière phrase haha, en tout cas j'adore les liens entre les Rosenberg, j'ai hâte de pouvoir m’immiscer dans tout ça
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Vince O'Reilly
kill of the night


○ messages : 98

MessageSujet: Re: when I feel this cold they're like the fucking sun.   Lun 28 Sep - 20:21




Ah très bon choix de scénario
Bienvenue
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Quinn Margolis
admin ○ nightcall


○ messages : 198

MessageSujet: Re: when I feel this cold they're like the fucking sun.   Lun 28 Sep - 21:41

Une baby Rosenberg, excellent choix de scénario, pis Sophie est tellement belle bienvenue dans les parages. J'ai hâte de voir ce que tu vas faire du personnage, bon courage pour ta fiche - pis pour te coltiner ton vieux surtout, v'là la plaie quoi et si t'as besoin de quoi que ce soit, n'hésite surtout pas.

_________________
    the devil is my pal ≈ people talking shit, they can kiss the back of my hand. i know i'm not a saint, i've been a sinner all my life. i ain't tryin' to hide my flaws, i'd rather keep them in the light. they want to criticize, scrutinize, cast another stone, burn me at the stake and sit and watch it from their throne.
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MessageSujet: Re: when I feel this cold they're like the fucking sun.   Lun 28 Sep - 23:40

Vince, Merci beaucoup I love you

Quinn, Haha du courage, ça c'est sûr qu'il va lui en falloir à la rousse Merci beaucoup pour l’accueil
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Elijah Rosenberg
admin ○ nightcall


○ messages : 221

MessageSujet: Re: when I feel this cold they're like the fucking sun.   Mar 29 Sep - 19:59

Elle est trop bien ta fiche, je valide


CONGRATULATIONS
bienvenue dans les rangs !

Bonjour, Barbara, et bienvenue dans ma ville. J'ai entendu dire que tu étais une jeune fille bien curieuse, méfie toi de ce que tu pourrais trouver en mettant ton nez partout. Fais attention à toi. Nos erreurs finissent toujours par nous rattraper.

Félicitations, mon brave. Tu t'en doutes sûrement, mais si tu vois ça, ça veut dire que tu es enfin officiellement des nôtres, avec une jolie couleur et tout le package. Nous t'invitons par le biais de ce petit formulaire à passer par la suite dans quelques sections importantes pour ton intégration au forum et au jeu. Nous, on s'occupe de recenser ton avatar et ton pseudo, mais si tu veux recenser ton métier, ton logement, ton numéro de téléphone ou ton adresse mail, c'est à toi de le faire ! On t'invite également à aller faire un tour du côté des fiches de liens, pour te trouver plein de copains, ainsi que des rps. N'hésite pas non plus à remplir notre partie scénario de tes idées ! Et n'oublie pas d'aller voter pour nous toutes les deux heures, histoire de ramener encore plus de potentielles victimes pour notre tueur d'amour ! Faut bien le nourrir, le petit.

Et surtout, si tu as la moindre question, n'hésite pas à t'adresser à Fred (ou Maddox), Alma (ou Quinn), Judith (ou Elijah), ou bien Alison (ou Aslinn) ! I love you

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