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 think about the girl, and hold her tight. (eamayra)

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Eamon Fitzgerald
admin ○ nightcall


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MessageSujet: think about the girl, and hold her tight. (eamayra)   Ven 25 Sep - 17:37


– happy together  –


Il avait pensé que la soirée s’en tirerait sans accroc, pour une fois. Les combats s’enchaînaient, les boxeurs savaient s’arrêter à temps. Les paris roulaient bien, la plupart des gens à qui il avait refilé des tuyaux s’en sortaient plutôt heureux. Pas de grosses pertes, pas de scandales. L’argent filait de main en main sans qu’aucun doigt ne s’accroche hargneusement ou furieusement à une liasse qu’il ne voulait pas lâcher. Les règles se respectaient d’elles-mêmes, et tout allait comme l'expression le disait : comme sur des roulettes. Rien de mieux pour lui permettre de s’asseoir dans un coin, un peu à l’écart du monde. Il regardait les combats de loin, répondait aux quelques questions qu’on venait lui poser à l’occasion, souriait rapidement et sans grande sincérité aux parieurs enjoués qui le remerciaient de ses précieux conseils. Et il se contentait de laisser passer la soirée. Calme. Reposé.

Et puis, un peu après deux heures, le coup était parti. Il ne venait pas de lui, ni d’un boxeur énervé. Il venait d’un client frustré, d’un abruti mal luné. Et le colosse s’était levé d’un bond, se précipitant sur les lieux de l’incident, sans un mouvement de travers, sans un geste de trop. Il avait attrapé l’animal écervelé par le collet, et l’avait plaqué contre le mur à proximité sans la moindre pitié. Son poing refermé sur sa chemise lui écrasait la trachée, et le type avait rapidement commencé à étouffer, non sans tenter de se débattre pour s’en sortir, jetant des coups d’œil affolés partout autour de lui dans l’espoir d’une âme charitable pour le secourir. « Regarde-moi. Regarde-moi quand je te parle. » Un silence de mort accueillait la correction et les mots assassins, jetés d’un ton sans appel. Les yeux de la proie avaient fini par se poser à nouveau sur le prédateur. « Avise-toi seulement de penser encore une fois à lever la main sur elle, ou sur n’importe qui d’autre ici, et je me ferai un honneur de te jeter en pâture aux requins qui te tournent autour. » Je te connais, je sais ce que tu fais, où tu vis, comment s’appelle ta femme et qui sont tes enfants. Regarde-moi et lis-le, lis-le dans mes yeux. Si tu la touches encore, vous y passerez tous. Est-ce que tu le vois, ça, dis-moi ? « Est-ce que je me fais bien comprendre ? » Le ton en était si calme, et le petit mouvement de tête l’accompagnant si menaçant, que le pauvre bougre ne put qu'opiner du chef comme il le pouvait, suffoquant. La pression sur sa gorge se relâcha, et le colosse lui tourna le dos alors qu’il tentait de faire revenir de l’air à ses poumons. Quelques mots, jetés au passage à un ou deux videurs attitrés, qui s’étaient déplacés en entendant l’altercation. « Dehors. » Ni plus, ni moins. Il avait posé sa main sur le dos de la médecin l’aidant à se relever, l’enjoignant doucement mais fermement à l’accompagner. « Viens. » Petit murmure qu’elle avait sûrement été la seule à entendre, alors que le brouhaha reprenait, et que le malheureux derrière eux tentait en vain de s’excuser et de se débattre. Mais si la pitié avait autrefois fait partie des qualités du loup, il n’en était désormais plus rien.

Et il l’avait raccompagnée. Raccompagnée chez lui ; au Den. Ils se battaient ce soir-là dans la petite salle de sport de la rue d’à côté. Et en deux minutes à peine, ils avaient rejoint le club. Celui-ci avait fermé depuis une dizaine de minutes à peine. On sentait encore la chaleur des derniers occupants hanter les lieux, l’odeur des fourneaux à peine éteints et nettoyés. Mais le silence régnait en maître lorsque la porte du Ava’s Den se referme derrière eux, quasiment sans un bruit. Il verrouille le battant, range ses clés au fond de sa poche, et passe à côté de la jeune femme. « Viens. » À nouveau. Viens, je vais m’occuper de tout ça. Il s’en va vers le petit couloir qui se faufile au fond du bar, rapidement. Et à peine quelques mètres plus loin, il pousse la porte du bureau ; ce bureau même qui lui servait de piaule, selon les rumeurs que Tara se plaisait à lancer. Il ne prenait pas le soin de les démentir, préférant de loin que l’on croie qu’il vivait là, plutôt que de savoir les requins se lancer à la poursuite de sa véritable adresse. Il fait pivoter son fauteuil, adresse un petit geste de la main à Mayra. « Assieds-toi. » Et il va ouvrir un tiroir un peu plus loin. Il en sort une trousse de premiers soins, qui ne quitte jamais le bureau ; l’habitude de devoir rafistoler des petites plaies, de devoir faire attention aux loups blessés qui viennent gémir à sa porte. Et il la pose sur la surface plane en bois, avant de se tourner vers Mayra. Il se penche légèrement vers elle, sa main trouve l’angle de sa mâchoire. Relever un peu son visage vers lui, regarder avec attention les dégâts que ce poing avait provoqués. « C’est pas cassé. » Il lui adresse un semblant de sourire, réalisant qu’il s’occupait de ce qu’elle était normalement chargée de faire. Prenant conscience qu’il avait d’autorité pris la peine de vouloir s’occuper d’elle, alors qu’elle voudrait peut-être le faire elle-même. Alors il décide de revenir un peu en arrière, de reprendre du début. Ses yeux se plongent dans ceux de la jolie brune. Il s’y perd quelques instants, avant de reprendre la parole, calme et assuré. « Tu me permets de m’en occuper ? » Son sourire était retombé, incapable à se faire à une largeur ordinaire. Mais il ne s'en soucie pas pour le moment ; trop préoccupé de ce qu’elle pense, trop préoccupé par ce petit filet de sang qui est venu tacher sa peau opaline.

Une rage sourde au fond du cœur, et il repense à ce type qu’il n’a qu’un peu secoué ; si son légendaire sang-froid ne s’était pas interposé, il n’aurait eu aucun mal à le tuer. Le tuer, pour un simple coup. Le tuer, rien que pour ça.

Le tuer, rien que pour Mayra.


(c) elephant song.

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Mayra Barnes
admin ○ nightcall


○ messages : 92

MessageSujet: Re: think about the girl, and hold her tight. (eamayra)   Sam 26 Sep - 23:27

Talk some sense to me.
— eamon fitzgerald & mayra barnes —
I've moved further than I thought I could But I miss you more than I thought I would. I'll use you as a warning sign That if you talk enough sense then you'll lose your mind. I'll use you as a makeshift gauge Of how much to give and how much to take. I'll use you as a warning sign, That if you talk enough sense then you'll lose your mind. I found love where it wasn't supposed to be Right in front of me Talk some sense to me.. — i found.

Le coup était parti sans qu’elle ne comprenne ce qui venait de lui arriver et elle avait perdu l’équilibre, se retrouvant les fesses à même le sol froid de la pièce. Ce type il râlait, elle ne savait même pas pourquoi. Elle ne l’écoutait pas et elle ne s’en cachait même pas. Elle n’était pas le bureau des plaintes aux dernières nouvelles et puis franchement, quoi qu’il ait à dire, c’était forcément moins intéressant qu’à peu près tout le reste de l’agitation autour d’elle. Même la mouche qui virevoltait au loin, elle était plus intéressante. Ferme ta grande bouche tu veux ? La phrase était à deux doigts de passer le seuil de ses lèvres. Ou peut-être qu’elle l’avait prononcée. Elle ne savait même pas. Des fois, elle avait tendance à penser tout haut, surtout quand il s’agissait d’envoyer chier les abrutis. C’était peut-être pour ça, qu’elle avait perçu un léger salope, avant de se prendre un coup directement dans le nez. Qu’on l’insulte, c’était une chose. C’était frustrant, agaçant et elle pouvait bien créer un scandale pour ça, mais dans le fond, elle s’en fichait complètement. S’il s’était arrêté là, elle lui aurait dit d’aller se faire foutre, elle serait partie et le lendemain, elle l’aurait oublié. L’heure suivante même. Mayra avait la mémoire sélective, les connards, elle les oubliait très vite. Mais là, il ne l’avait pas seulement insultée, il l’avait frappée. Un coup rapide en plein visage. Elle avait crié un coup. Avant de reculé d’un pas, puis de jurer à tout va à qui voulait bien l’entendre. Elle avait en stock plus d’injures qu’on pourrait l’imaginer en la voyant comme ça. Y avait bien que les fils de pute pour frapper une fille sans raison. Une femme sans déconner. Il avait été élevé où ce type pour frapper comme ça sur une nana ? Elle espérait vivement qu’il n’était pas marié, sinon, il plaignait d’avance sa pauvre épouse. Elle sentait une colère folle fulminer dans ses veines. Elle n’avait pas signé pour se prendre des coups dans la figure. Y avait déjà les boxeurs pour s’en prendre plein la figure. Elle, elle était là pour les rafistoler. Et puis pour parier aussi, de temps en temps, parce que ça ne pouvait faire de mal à personne. Mais si c’était pour se prendre des coups dans le nez, elle préférait encore garder son boulot à l’hôpital, au moins, il y avait une certaine sécurité là-bas. Quand bien même elle se ferait frapper à l’hôpital, elle pourrait toujours être indemnisée, voire même porter plainte. Ici, qu’est-ce qu’elle pouvait faire ? Tout était parfaitement illégale ici, alors pas question de porter plainte. Et puis elle n’était pas franchement sûre de pouvoir demander quoi que ce soit à son assurance, si jamais son nez était cassé. S’il était cassé on allait l’entendre gueuler aux quatre coins de la Nouvelle-Orléans. Le premier qui allait l’entendre ce serait Eamon. Le patron de ce club pourris. Si elle avait besoin d’une rhinoplastie pour pas avoir une tronche défigurée jusqu’à la fin de sa vie, ce serait lui qui paierait. Pas elle. Elle gagnait très bien sa vie, l’argent n’était pas un problème pour elle. Elle vivait bien, très bien même, heureuse avec ses gouts de luxe. Mais ce n’était pas une question d’argent, c’était une question de principe. Elle était là pour soigner ses boxeurs, pas pour se prendre des coups dans le museau, point final.

Le voilà qu’il se pointe le patron, il intervient alors qu’elle n’en est qu’à un dixième de son registre d’insanités à balancer dans la tronche de gars. Elle ne frappe pas fort elle et puis pas question d’aller s’abimer ses précieuses phalanges contre cette tête de con. Elle tenait bien trop à ses doigts pour ça. Elle avait bien trop besoin de ses mains pour son boulot. Au moins, il avait remit ce trou du cul à sa place. Puis il était venu vers elle pour l’aider à se relever avant de l’attraper par le bras pour l’emmener avec lui. Elle fronça les sourcils, est-ce que ça voulait dire qu’elle n’avait pas le droit de péter un scandale ici ? Ici ou ailleurs, elle, elle s’en fichait. Elle allait gueuler, c’était certain. Elle l’avait suivie jusqu’au club complètement désert, il n’y avait plus que les bruits de ses talons hauts pour rompre le silence dans la salle. Arrivée dans son bureau, elle se laissa tombée dans le siège qu’il venait de désigner. Puis il regarda son nez, comme si c’était lui le médecin. Ce n’était pas cassé d’après lui. « Encore heureux. » déclara-t-elle d’un ton râleur. Elle y tenait à son nez. Sûrement un peu narcissique sur les bords, elle était très attachée à son visage et au reste de son corps en général. Un soupire passe le seuil de ses lèvres avant qu’elle ne lui arrache la trousse de secours des mains. « Personne ne possédant pas le droit d’exercer la médecine n’est habilité à s’improviser médecin sur moi. » La trousse en main, elle se releva de la chaise pour s’approcher d’un miroir. « Si quelqu’un veut jouer au docteur avec moi, ce sera forcément moi le docteur. » Elle haussa légèrement les épaules, presque satisfaite de son sous entendu à peine dissimulé. Elle s’appliqua pour arrêter le saignement avant de s’essuyer le nez correctement. Ça allait, les dégâts étaient limités, mais ça ne pardonnait en rien le geste. Vu comment le coup était parti entre le nez et l’œil, elle risquait quand même le cocard. Comment est-ce qu’elle allait expliquer la plaie au dessus du nez et le coquard à ses collègues ? Elle allait devoir abuser du fond de teint le lendemain c’était certain. Les dégâts à peu près réparés, elle se tourna de nouveau vers le patron du club. « C’est pas acceptable ça. » Elle était vraiment agacée par ce petit connard qui avait osé lever la main sur elle. Elle aurait voulu pouvoir lui couper, sa main dégueulasse à cet enfoiré. « Regarde moi, je ressemble plus à rien maintenant ! Et j’ai du sang sur ma chemise. » Non content de lui avoir abimé le visage, il lui avait tué une chemise, blanche, évidemment, parce qu’elle  avait eu la bonne idée de mettre du blanc ce soir. D’un geste rapide elle déboutonna sa chemise pour la balancer sur Eamon. Heureusement qu’elle avait quand même eu la bonne idée de mettre un body, ça pouvait presque faire comme si elle était en débardeur, sans doute un peu plus sexy, mais bon elle était – d’après elle – toujours sexy. Et puis ce n’était pas comme si elle avait été particulièrement pudique. Elle aurait pu se balader complètement en dessous dans le bureau de son patron que ça ne l’aurait pas gênée. « Le sang ça part très mal au lavage. Elle est morte. » A cause d’un trou du cul en plus. Il n’y avait de plus énervant que cette triste réalité. Quoi que des trucs énervant, elle pouvait en trouver plein, c’était pas comme si elle était particulièrement zen comme fille. « J’reste pas dans un endroit où j’me sens pas en sécurité. » Elle croisa les bras sur sa poitrine en fixant l’homme en face d’elle, un sourcil légèrement arqué. S’il voulait qu’elle reste, il allait falloir qu’il s’assure pour que ça ne se reproduise plus jamais. Elle n’imaginait même pas qu’il puisse simplement lui dire de dégager et de ne pas revenir ; de toute façon, mieux valait éviter qu’il dise ça. « Et puis j’ai besoin de glace et de prières pour que mon œil ne gonfle pas trop. » Des prières, c’était probablement son seul espoir au point où elle en était. « Et p’t’être du whisky qui va avec la glace. » Elle était exigeante en plus, mais bon, elle venait de se faire frapper, il pouvait bien lui servir un verre quand même. Cela dit, elle avait tendance à penser que même sans se faire taper dessus, on pouvait toujours lui offrir un verre.
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