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 afraid to lose control (henreese)

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Henry Kovacs
kill of the night


○ messages : 76

MessageSujet: afraid to lose control (henreese)   Mar 15 Sep - 10:53



afraid to lose control


La musique qui parvient à tes oreilles est tellement fort, tu n'y es plus habitué, que t'as l'impression qu'elle te bouffe les tympans. Mais t'essayes de passer au-dessus de ça, parce qu'il est là, à côté de toi. Avec ses grands yeux brillants et son sourire qui t'arrache le cœur. Micah. Tu sais pas comment tu t'es retrouvé là, comment tu t'es laissé embarquer dans un lieu de tel débauche, alors que t'es censé les éviter. Mais quand il te regarde, qu'il te sourit, t'es bien le premier à lâcher prise, à le laisser faire. Tu l'as pas vu depuis plusieurs mois et qu'il revienne de lui-même, ça t'a fait un petit quelque chose alors, t'as pas hésité, tu t'es dit que tu serais plus fort que ça, que t'y arriverais, et tu l'as bêtement suivit. L'odeur qui emplit tes narines te submerge. Tu reviens un an en arrière. C'était pas dans cette boîte, mais tu peux la visualiser comme si tu y étais encore. Cette sensation est accentué quand tu sens Micah passer sur toi, sans aucune gêne. Mais ce soir, t'es pas dans l'ambiance. Lui, il s'en est déjà enfilé quelques uns, ça s'remarque à ses yeux. Il t'est pas monté dessus par envie, mais parce qu'il sait plus ce qu'il fait. Et ça t'bouffe. Tu sens son odeur, si attrayante, mélangé à celle du fruit défendu, celui dont t'essayes de t'éloigner au maximum. La drogue. Et c'en est trop pour toi. Tu le repousses tant bien que mal, parce que t'aurais bien voulu te laisser aller, laisser vos corps se rencontrer une nouvelle fois, assouvir le moindre de ses désirs.. Mais qu'il ne s'intéresse à toi que lorsqu'il est dans cet état, ça t'bouffe. Alors tu le repousses et tu te lèves. Le plus dur, c'est d'te frayer un chemin parmi tout ces relents d'odeur que tu peux sentir, qui te submerge et te rappelle à ta vie d'avant. Une petite voix te souffle que tu devrais te laisser aller, qu'une fois, c'est pas grand chose, que ça ne te tuera pas, plus. Tu sais pas d'où tu l'as sors, cette force, mais elle est là. Elle t'empêches de t'arrêter, de faire demi-tour, de rejoindre Micah, et de te laisser aller. A la place, tu t'frayes un chemin, tu cherches la sortie, tombant sur des scènes auxquelles t'aurais pas forcément voulu assister ce soir. Tu finis par la trouver, la porte de la délivrance, et tu l'as pousses. Mais chaque parcelle de tes vêtements sens encore cette odeur si enivrante à tes narines. Et ça te rends fou. La tête qui tourne, les mains qui tremblent. Tu connais tous ces effets, et tu sais qu'ils n'annoncent rien de bon, alors tu te mets à courir. Les gens doivent te prendre pour un évadé d'un asile psychiatrique, mais tu t'en fiches, tu coures. L'air frais qui s'infiltre dans tes poumons est comme une délivrance, et tu sais exactement où tu dois aller te réfugier, qui pourra t'aider.

En moins de dix minutes, t'as atteint cette fameuse porte. Reese. C'est elle, c'est la personne qui mise le plus d'espoir en toi, la seule qui croit encore que t'es quelqu'un de bien, et qu'tu mérites une vie meilleure que celle d'avant. C'est pourquoi ta course t'a mené ici, parce que tu sais que c'est la seule qui va pas te claquer la porte au nez, t'obliger à rentrer seul chez toi, te pousser à la tentation. Mais t'as pas le temps de garder ton calme, parce que tu paniques. La sensation de manque que t'as commencé à ressentir se fait de plus en plus présente, envahissant à présent tout ton être. T'oublies les voisins, t'oublies l'heure, et tu te jettes littéralement sur la porte. Le désespoir se faire ressentir dans chacun de tes gestes et, très vite, tu t'acharnes sur la porte. D'abord, tu toques avec ton poing, comme une personne normale. Mais sans penser qu'elle dort et qu'elle peut juste prendre du temps à répondre, tu paniques. Maintenant, tu tambourines, avec la paume de ta main, t'abandonnes pas. Tu sais que si un de ses voisins sort, il appellera surement quelqu'un, il racontera que t'es qu'un pauvre fou, mais tu t'en fiches. T'as besoin de la voir. « REESE, REESE S'IL TE PLAIT ! » T'as besoin d'un calmant, t'as besoin de drogue. T'es même tenté de faire demi-tour, de rentrer chez toi, et d'appeler les gars que tu connais, et qui pourraient te fournir. Deux petites voix se battent en duel dans ta tête. L'une t'intime de craquer pendant que l'autre te pousse à résister. Et t'as l'impression que, de cette manière, ta tête va exploser. Alors, tu t'acharnes encore plus. Le battement de ta main sur la porte accélère, tout comme le battement de ton cœur. Ils finissent même par s'accorder. Au bout de longues minutes, à bout de souffle et de force, tu finis par t'écrouler contre le mur à côté de la porte, et t'attends juste. T'attends qu'elle arrive, en espérant que le boucan que t'as fait à réussis à la réveiller. Parce que tu le sais, tu sais que si Reese ne débarque pas, qu'elle n'ouvre pas cette porte, que si tu ne peux pas te confier, tu repartiras. Tu repartiras et, comme l'abruti que tu es, tu craqueras. Tu vois déjà le sourire de Micah, quand il remarquera que tu t'es très vite retrouvé dans le même état que lui, qu'il t'a fait craquer, et ça te rends fou. Le tremblement de tes mains et maintenant incontrôlable, et tu n'oses plus bouger. Tu fixes le mur en face de toi en essayant de réprimer tes envies. Et tant pis, de ce que les gens pensent ou penseront de toi.


© TITANIA
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Reese Jackson
admin ○ nightcall


○ messages : 634

MessageSujet: Re: afraid to lose control (henreese)   Mar 15 Sep - 15:45

– panic station –


Le calme. Le repos. Après une journée longue et périlleuse, quelques interventions un peu éprouvantes, et une soirée au bar à faire trinquer les habitués. L’heure de laisser ses épaules se détendre enfin, et les poids s’envoler vers Morphée. Elle n’avait pas mis longtemps à s’endormir, la brunette, prenant toute la place dans ses draps. Profitant de l’absence de présence masculine, que Wayne avait travaillé si tard qu’il avait eu la brillante idée de rentrer chez lui que chez elle. Il y en avait certains qui détestaient se retrouver seuls, dans un lit froid, à dormir sans personne contre qui se coller. RJ, elle, avait la foutue tendance à éprouver de l’irritation pour le cas inverse. Elle était de ceux qui avaient besoin d’espace pour dormir, et se retrouver seule lui convenait parfaitement. Quant à la chaleur, elle en dégageait suffisamment pour deux, petit bout de femme ; les incendies dans le corps, avalés par sa peau au fur et à mesure des interventions ; l’énergie qui se dégageait de chaque parcelle de son épiderme alors qu’elle laissait enfin le calme et le repos la gagner. La présence d’un homme ou d’une femme à ses côtés ne la gênait pas. Mais certains empêchaient les nuits reposantes d’en être vraiment.

Et puis, y a comme un bug. Elle est bien, enfoncée dans son matelas, tellement mou qu’elle a l’impression d’être couchée sur du coton. La tête dans son oreiller, les yeux clos, le cerveau divaguant dans le monde des rêves. Elle est bien, mais y a comme un problème. C’était un songe calme, silencieux. Des bruits doux, des gens doux, des couleurs douces. Et soudain, au milieu de tout ça, des cris. Ça hurle son nom, et elle remue, la belle. Emprisonnée dans ce qui ressemble soudain à un cauchemar ; une voix dont elle ne comprend pas la provenance, enfermée dans son monde d’inconscient. Jusqu’à ce que son cerveau, à force d’éliminer les différentes options, se rende compte que ça ne venait pas de l’intérieur. Que ça venait de l’extérieur.

Elle ouvre les mirettes en grand, d’un seul coup. Bon, plus facile à dire qu’à faire ; avec ce taux de fatigue dans le corps, et à cette heure de la nuit, les yeux auraient tôt fait de vouloir se refermer, et les cils de papillonner alors qu’elle voudrait essayer d’y voir clair. Mais elle entend au loin les coups tambourinés contre la porte, et son corps repousse le drap en se levant, d’un bond. Ça tangue, un moment. Debout trop vite, le vertige habituel ; surtout dans cet état de somnolence. Elle attrape un gilet en laine qui traîne et elle l’enfile, sans même se rendre compte qu’elle le met à l’envers, et que l’étiquette ressort maintenant à l’arrière de sa nuque. Elle en oublie d’enfiler un pantalon, et elle titube jusqu’à la porte d’entrée, en boxer, débardeur et pull à l’envers, les cheveux éparpillés dans un fouillis des plus total, les yeux gonflés de sommeil et peinant à rester ouverts. Elle a regardé le réveille-matin au passage, et elle hallucine. 3h21. C’est pas une heure, ça, putain. Ça en fait à peine deux qu’elle est couchée, y avait pas moyen de lui laisser un peu d’paix ? Si c’est Wayne, il va s’faire accueillir. Et qui que ce soit, il a plutôt intérêt à avoir une foutue bonne raison. Mais s’il a réveillé Evey, bonne raison ou pas, ses tripes finiront au congel’, le temps qu’elle trouve une sauce pour les accompagner.

Elle a l’impression qu’elle ne va jamais arriver à la porte. Elle ne marche pas vraiment droit, et elle se raccroche à la poignée. C’est comme sortir à demi d’un rêve, et ne pas bien savoir si ce qu’on vit est ou non la réalité. Si ça ne dure que quelques minutes, il y a même fort à parier pour qu’elle ne s’en souvienne pas, venu le lendemain. Elle va pour ouvrir, mais la porte ne bouge pas. The fuck. « Putaiiiiiin. » Forcément, sans déverrouiller, ça marche moins bien. Alors elle enlève la chaine, débarre. Et elle l’ouvre, ce foutu battant. Sous ses yeux, y a personne. C’t’une blague ou quoi ? Et puis elle baisse les mirettes. Y a cette petite carcasse entassée contre le mur, à côté. Et ça la rassure un moment. C’était pas une farce d’un connard de gamin allumé, au moins. Celui-ci, il a plutôt intérêt à ne rien avoir pris, sinon sa cervelle finira au congel’ avec ses tripes.

« Kesstufouslàbordel ? » T’as vu l’heure ? T’as vu comment tu criais ? Est-ce que tu as au moins pris le temps de la regarder, cette foutue heure ? La porte de l’appart’ d’à côté s’ouvre, et le voisin sort, en peignoir, l’air pas plus réveillé et pas plus aimable qu’elle. « C’est quoi ce boucan, merde ? Faites gaffe ou j’appelle les flics ! » « C’est bon r’tournez vous coucher, vous emmerdez pas, je gère. » Je gère, mais ça m’fait chier. Elle attrape le bras d’Henry pour le forcer à se relever, et elle le traîne dans l’appartement. Elle referme derrière eux, et elle lui plante son index sous le nez, de plus en plus réveillée, de moins en moins conciliante. « Tu baisses d’un ton, Evey dort, et si tu la réveilles tes problèmes n’en seront plus en comparaison de c’qui va te tomber d’ssus. Pigé ? »

On s’calme. On s’reprend. On s’rassemble. Elle se force à respirer en grand, à essayer de réveiller un peu plus les quelques neurones qui s’agitent au fond de sa boîte crânienne. Elle passe ses deux mains sur son visage, un moment, avant de planter ses paumes sur ses hanches, roulant un instant des yeux puis le fixant.

« Il est trois heures et demi du matin, vieux, alors t’as intérêt à pas t’perdre dans les détails. Kesst’as ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ? »

C’est quoi ton putain de problème, à la fin, pour venir cogner et gueuler chez moi à c’t’heure-là ?


(c) elephant song.

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