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 there's nowhere left to fall. (tj)

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Tara Jackson
admin ○ nightcall


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MessageSujet: there's nowhere left to fall. (tj)   Ven 11 Sep - 21:36


tara patti jackson
never trust a wild thing


come drink the water

• âge › Trente-et-une années foireuses et à demi gâchées, passées à courir dans un sens et puis l’autre ; perdues à fuir elle sait pas trop quoi, elle sait pas trop pourquoi. Sûrement qu’elle a égaré pas mal de trucs dans sa foutue course effrénée, à commencer par des morceaux d’elle. Les bons comme les mauvais. • date et lieu de naissance › Un vingt-et-un mai qui a vu débarquer deux copies conformes – du moins quand elles sont figées. Dès que ça se met en action, c’t’une toute autre histoire. C’était pas dans les alentours, c’était Saint Louis, dans le Missouri. Ça fait des années qu’elle a plus daigné y mettre les pieds, et elle risque pas d’y retourner de son plein gré. • nationalité › Tout ce qu’y a de plus américaine, du sang yankee qui pourrait être banal, s’ils avaient pas choisi d’être des putains de hippies. Vous savez c’qu’on dit : on choisit pas sa famille. Elle a pas eu de chance, c’est tout. • profession › Y a une époque, elle s’la jouait chimiste du ghetto qui s’amusait à revendre ses créations inoffensives, pour gagner un peu de fric ici et là. Pis ça a dégénéré, ça a pris une toute autre ampleur et elle a fini fabricante de méthamphétamines, foutrement douée dans c’qu’elle faisait. Chopée, épinglée, emprisonnée ; maintenant c’une ex-taularde pas foutue de supporter un patron. Elle a réussi à se dégoter une place comme vigile de nuit au port de la ville, occupée à surveiller les p’tits malins qui voudraient faire un mauvais coup et à leur péter les doigts si nécessaire. Puis à côté, elle participe régulièrement à des combats illégaux ; un peu pour l’argent, mais surtout pour se défouler. • orientation sexuelle › Elle a tâtonné, la sale gosse. Elle a essayé les garçons et puis les filles, pour finir par capter que les deux lui font autant d’effet. Alors elle s’en formalise plus depuis longtemps, elle est bisexuelle, elle s’en tape et elle s’laisse porter par ses envies. Au moins, comme ça, y a le choix. • situation amoureuse › Pas intéressée. Elle a ni le temps, ni l’envie de se prendre la tête avec ces conneries ; merci au revoir. Bien sûr il lui arrive de céder à l’appel de la chair – elle est humaine, hein – mais ça va pas plus loin et elle s’en contente très bien. Puis de son expérience, elle s’en est toujours mieux sortie en étant seule. Et c’est pas près d’changer. • situation financière › C’est pas tous les jours la fête. Faut dire qu’elle en avait amassé, du blé, mais on lui a tout pris en même temps que sa liberté ; et à la sortie elle s’est retrouvée sans rien ou presque. Maintenant elle s’est remise à flots, son salaire est pas énorme mais ça peut aller, et pour le reste elle a toujours les p’tites sommes gagnées dans l’ombre – les billets planqués sous le matelas. Elle se débrouille, quoi. • et vivre à la nouvelle-orléans, ces derniers temps, c'est comment ? › Pas pire qu’ailleurs, pas mieux non plus. Elle a appris à aimer la ville mais elle y est pas profondément attachée pour autant – si elle doit faire ses valises et disparaître demain, elle hésitera pas une seconde. Si elle est là, c’est juste parce qu’elle savait pas où aller quand elle est sortie de taule ; c’est juste ici qu’elle est tombée, ici qu’elle a été libérée, ici qu’elle est restée. L’ambiance de la Nouvelle-Orléans, c’est quelque chose, y a pas à dire, et la plupart du temps ça lui plaît bien. Tant pis pour la misère qui peint encore les murs et l’autre dingue qui fait des victimes à la pelle ; tous ces trucs lui passent bien au-dessus de la tête. Elle a d’autres chats à fouetter et elle se sent absolument pas concernée. Puis des cinglés, y en a partout, alors ici ou ailleurs ça fait pas de différence pour elle. Tara, elle s’en fout des cadavres, des crapules, des restes d’ouragan et des pauvres gens. Tant qu’on lui fout la paix, le reste peut bien s’écrouler. • groupe › Others of my kind. • célébrité › Tatiana Maslany. • crédit › tumblr.


some kind of madness

Tara, elle a toujours été de ceux qui cognent. Tu la regardes de travers ? Tu dis un truc qui lui plaît pas ? Tu lui tapes sur le système ? Tu la cherches ? Et ben tu la trouves. Elle a pas peur des représailles et elle fait absolument aucune distinction ; peu importe la personne qui est en face, si elle estime que c’est mérité, elle frappera. Sans pitié. Ses sourires, ils sont drôlement rares – les vrais, s’entend. Parce que les rictus elle les offre à la pelle, y a toujours quelque chose qui lui fait étirer ses lippes en coin d’un air sarcastique. Alors si elle te sourit, le pourcentage pour qu’elle soit juste en train de se foutre de ta gueule est élevé, c’est pas dur à deviner. Quand c’est authentique, ça se reconnaît. Quand elle se déplace, elle le fait à moto, sur sa Honda CL350 Cafe Racer noire. Un petit bijou qu’elle bichonne et qu’elle chérit comme la prunelle de ses yeux ; vaut mieux pas y toucher sans sa permission. Chez elle, c’est un peu le bordel. Mais un bordel organisé, faut pas croire, tout est calculé et elle trie tout à sa manière. Elle empile les choses en tours un peu bancales, elle classe par couleur, parfois par forme ; elle laisse rien au hasard. C’est son ordre, et il lui convient parfaitement. C’est une grande fan de comics depuis l’adolescence, et elle en a accumulé une sacrée collection avec le temps. De tout son appart’, c’est sûrement les seuls trucs qu’elle choisirait de sauver en cas d’incendie. Un peu parano sur les bords, elle fait confiance à personne ou presque, et elle voit le mal partout – c’est bien pour ça qu’elle sort jamais sans être armée. Le plus souvent c’est son couteau de chasse planqué dans ses rangers ou autour de sa taille, et un poing américain dans la poche. Parfois c’est un flingue, mais c’est pas ce qu’elle préfère, pis en plus elle a pas de permis pour ça. De nature très territoriale, elle supporte pas qu’on vienne marcher sur ses plates-bandes ou qu’on mette la main sur ses affaires. Elle prête jamais rien, ou alors très rarement ; elle estime que si elle touche pas aux trucs des autres, ils ont pas à venir toucher aux siens. Puis elle a jamais été très jalouse, ni foncièrement protectrice, mais si on tourne un peu trop autour de ses proches – en bien ou en mal – elle montre les crocs. Un peu comme une sale bête, en fait. Quand y a un gosse dans les parages, elle se crispe de la tête aux pieds. Elle les porte pas dans son cœur : ça fait du bruit, ça se casse, ça fout mal au crâne et c’est assez con pour s’étouffer avec un bouchon. Alors plus ils sont loin, mieux elle se porte. Petite et pas bien épaisse, quand elle a commencé les combats illégaux, ses adversaires lui riaient au nez. Ils ont vite compris qu’ils avaient tort. Elle a rien des gros bras dans leur genre, mais elle est rapide, foutrement souple grâce à ses années de gymnastique, et aussi teigneuse que rageuse. Un type qui fait deux fois sa taille, elle a pas peur de lui sauter à la gorge. Et dans la plupart des cas, elle en ressort en meilleur état que lui. Gamine, on a pris l’habitude de l’appeler TJ. Plus rapide que Tara, plus ressemblant à sa personnalité aussi. C’était RJ et TJ les jumelles, et tout le monde s’en est accommodé. Encore aujourd’hui, elle continue de s’présenter sous ce sobriquet. Adepte de junk food en tous genres, elle bouffe tout avec n’importe quoi et son régime alimentaire est très loin d’être équilibré. C’qu’elle préfère, c’est les associations improbables et les trucs trop gras. Y a qu’ça d’vrai, si vous voulez son avis. Même âgée d’la trentaine, elle a gardé ses vieilles habitudes de sale gosse. Elle traîne un peu des pieds, se balade souvent avec sa capuche sur la tête, jure comme un charretier et vole des p’tits trucs dans les magasins. Un peu pour faire des économies, mais beaucoup pour le goût du risque. On dirait pas, quand on la voit, mais elle aurait pu avoir un bel avenir. Brillante en sciences, elle avait tout du petit génie malgré son attitude de délinquante. Promise à de grandes choses selon ses profs, elle a pourtant fini dans un trafic de drogue. Elle a fait c’qu’on lui a dit : elle a mis ses talents à contribution. Mais pas comme il aurait fallu, visiblement. Les relations humaines, c’pas trop son truc. Elle est pas vraiment douée en communication, plus habituée à agresser les gens qu’autre chose, et quand elle essaie d’être gentille ça foire toujours d’une manière ou d’une autre. Puis elle est de ceux qui se soucient seulement d’une poignée de personnes, de ceux qui ont réussi à s’faire une place dans sa vie. Les autres peuvent crever la gueule ouverte sans qu’elle daigne lever le p’tit doigt. Sa philosophie, c’est chacun pour soi. Elle a toujours été du genre à fuir les flics, mais c’est encore plus le cas depuis sa libération. Elle est pas censée être dehors, y a eu une erreur judiciaire, elle devrait continuer de croupir en taule. Mais ils ont merdé, elle en a profité, et elle est bien décidée à rester là où elle est. Depuis quelques temps, elle vit plus toute seule. Y a un chat qui a élu domicile dans son appart’ sans lui demander son avis, et y a pas moyen de s’en débarrasser. Il débarque quand il en a envie, miaule jusqu’à ce qu’elle lui file à bouffer, vient se frotter pour qu’elle le caresse, et puis il repart. Ça pourrait être mignon, s’il passait pas son temps à se faire les griffes partout et surtout sur elle – elle s’retrouve avec des marques un peu partout parce que si monsieur est pas d’humeur, il lui en fait voir de toutes les couleurs. Si vous l’écoutez, elle dira qu’ils cohabitent à mi-temps en se détestant cordialement, et que c’est pour ça qu’elle a pas pris la peine de lui trouver un nom. Mais dans le fond, elle s’y est attachée, à ce p’tit con. À l’époque où elle flirtait encore avec la chimie, elle s’est amusée à fabriquer des feux d’artifice et des pétards en tous genres, des gaz plus ou moins nocifs, et même des bombes artisanales. Mais elle a plus touché à rien depuis sa condamnation. Et parfois, ça lui manque. Son instinct, c’est bien la seule chose qu’elle écoute. Elle fonctionne en suivant ses tripes, alors ses réactions sont souvent imprévisibles, y compris pour elle-même. Tara, c’une espèce de sauvage, et elle fait pas gaffe à ce qu’elle peut dégommer sur son passage.


pursuit of happiness

• pseudo › toujours moi • âge › dix ans et demi • pays › des bisounours. • comment as-tu découvert le forum ? › Il m'est tombé sur la tronche et j'ai rien pu faire, j'vais porter plainte ok • un dernier mot à nous dire ? › Reese elle pue.
J'atteste par ailleurs qu'en créant ce personnage, je l'expose au danger d'être mis à l'épreuve par le Tueur au Puzzle.
passeport :
 

fiche (c) elephant song.

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    licking up the flames ♒️ hold me down, throw me in the deep end, watch me drown. knock me out, saying that i want more, this is what i live for. selfish, taking what i want and call it mine. i'm helpless, clinging to a little bit of spine. they rush me, telling me i'm running out of time.
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Tara Jackson
admin ○ nightcall


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MessageSujet: Re: there's nowhere left to fall. (tj)   Ven 11 Sep - 21:36



in life we can't be free


Y a du sang qui s’écoule de son nez et de sa bouche, du sang qui lui pourrit la langue et qui lui tache les phalanges, du sang qui se transforme en acide au creux de ses veines. Une main qui lui tire les cheveux, et elle riposte en lacérant le premier morceau de chair qui atterrit sous ses ongles ; y a son nez qui craque sous l’impact d’un coup de poing, et elle bondit en avant pour planter ses dents dans le creux de ce cou identique au sien. Ça grogne, ça crie, ça balance des insultes entre deux vociférations et des jumelles, il ne reste qu’un tourbillon de rage. Même Tara serait pas foutue de les différencier, de dire qui donne les coups et qui les reçoit, à qui est cette jambe et qui fait le plus de bruit. Elles se cognent dessus sans la moindre pitié et le monde s’agite tout autour mais personne ose se foutre au milieu. Leur mère y a foutu un bras et elle a récolté une droite dans la mâchoire – qu’il soit venu de Reese ou de Tara, on en sait trop rien et on s’en tape, c’est de leur part à toutes les deux.

C’est moche, de s’déchirer comme ça dans un couloir d’hôpital. Le spectacle fait peine à voir, ça serre le cœur et puis la gorge. Pourtant c’est pas la première fois qu’elles se battent, ça arrive même trop souvent pour garder le compte, c’un peu inévitable avec des énergumènes pareilles. Mais d’habitude, y a toujours Joe qui est là pour les séparer ; y a que lui qui est capable d’y arriver. Sauf que Joe, il est pas là. Joe, il est à moitié crevé sur une table d’opération, les tripes à l’air et des tubes plantés partout dans son corps inanimé. Et personne a pensé à prévenir Tara. Elle a attendu comme une conne dans le froid, les bras serrés autour de ses côtes, tapant d’un pied impatient. Elle a attendu que Joe arrive, qu’il vienne la chercher comme prévu – il est jamais venu. Il pouvait pas, il s’est mangé un camion dans la gueule. Et ces cons, ils l’ont oubliée. Ses parents, elle a bien compris pourquoi, vu leurs pupilles ils ont juste trop fumé pour être opérationnels. Mais Reese, elle a pas d’excuse. Et elles ont pas tenu cinq minutes avant que les premières hostilités ne démarrent, avant que les reproches fusent et que tout parte à vau-l’eau. T’as fait exprès, salope ; et tout ça c’est ta faute, connasse. Les premiers coups sont partis, et ils se sont plus arrêtés. On dirait qu’ils s’arrêteront jamais.

Le personnel infirmier s’précipite, des voix se lèvent pour les raisonner, des gens se mettent à essayer de les attraper. Mais les sauvages, elles sont enragées. Elles se débattent contre eux et entre elles, arrachent tout ce qu’elles chopent, frappent et mordent et griffent, font un carnage. Deviennent un carnage. Elles sont qu’un champ de bataille quand on réussit enfin à les retenir, quand des bras puissants les enferment d’un côté et puis de l’autre pour les forcer à se séparer. Elles se secouent, essaient de se libérer, sans succès. Alors Tara, elle utilise ses pieds, elle les envoie sur son sosie et réussit à lui taper dans le ventre avec assez de violence pour la forcer à se plier. Elle est sûre que Reese crève d’envie de riposter, mais elle peut plus, elle est trop loin. Elles sont hors de portée mais ça les empêche pas de continuer à envoyer leurs poings dans les airs. Elles ont plus qu’ça. Elles ont plus qu’leurs yeux pour pleurer, leurs gorges pour hurler, et leurs mains pour tout dégommer. Le choix est vite fait, c’est la dernière option qui leur sied le mieux et on vient de la leur interdire, elles ont plus le droit de se démolir. Elles ont plus rien. Elles sont juste des gueules cassées, des cœurs brisés ; deux morceaux broyés qui ont perdu leur glue.

Y a des choses qu’on peut pas réparer, dans la vie. Tara a toujours su qu’elles, elles en faisaient partie.


♒ ♒ ♒


« File-moi ton savon. » D’un mouvement de tête, elle regarde par-dessus son épaule pour constater qu’une autre détenue s’est invitée dans sa douche sans lui demander son avis. Sûrement qu’elle se prend pour le caïd du coin, avec ses larges épaules et son pauvre air hautain. Mais Tara, ça l’intéresse pas. « Casse-toi. » Elle retourne à ses occupations sans prêter plus d’attention à l’autre, bien décidée à finir de se laver en paix. Faut croire qu’c’est trop demander pourtant, elle sent une main se poser sur sa nuque et serrer, pendant qu’un bras lui passe à côté pour aller chercher l’objet de convoitise. D’un geste violent, Tara enfonce son coude dans l’abdomen de l’intruse, la forçant à reculer. « J’ai dit : casse-toi. Pauv’ conne. » Et l’histoire est terminée, simplement. C’est la fin de la discussion.

Mais l’autre est pas d’accord. Les autres sont jamais d’accord avec rien, toujours prêts à l’emmerder, à venir lui pourrir sa journée. Dans cette putain de prison, y a trop de chieuses qui veulent faire leurs preuves, trop de filles qui veulent prendre la place sur le trône. Ce qu’elles pigent pas, c’est que c’est la jungle. Et dans la jungle, y a pas la place pour ces conneries. Tara l’a bien saisi et elle fait son chemin seule, elle s’attarde pas sur les autres et elle ronge son frein en silence, comptant les jours qui la séparent de la libération. Elle savait que c’était une idée d’merde, de se lancer dans le trafic de drogue. Elle savait que c’était voué à l’échec, mais elle l’a fait quand même ; elle le fait toujours. Et après ça s’finit mal.

Avec des pétasses qui viennent la chercher jusque sous sa douche. Elle se sent propulsée contre la paroi, son corps heurte le carrelage et elle en gardera sûrement un sale hématome sur la hanche et l’épaule. Mais surtout, elle en garde une envie de laisser éclater sa rage. Alors elle se jette sur son assaillante, la fait trébucher sur le sol mouillé et s’installe à cheval sur elle pour conserver l’avantage. Ses mains se referment autour de son cou et elle serre, le visage tordu par une grimace haineuse, les lèvres retroussées sur des mâchoires crispées. Y a un attroupement, juste là, en train de regarder le spectacle. Comme chaque fois qu’une bagarre éclate dans cette fosse aux lions. « Tu l’veux mon putain d’savon ? » Elle relâche son emprise une seconde, le temps d’attraper la cause de tout ça, et de l’amener jusqu’au visage de sa victime. Elle le frotte contre ses paupières et puis ses lèvres, forçant la barrière de celles-ci pour le râper contre les dents qui refusent de s’ouvrir. Elle veut essayer de forcer le chemin, p’t’être même les casser si c’est nécessaire, mais on la stoppe dans son élan. On l’attrape sous les aisselles et on la tire de là sans vergogne, en lui tordant les bras derrière le dos pour qu’elle puisse pas riposter. « C’est elle qui m’a attaquée. » Mais ça, ils s’en foutent. Ils vont la mettre en isolement une semaine ou deux pour lui apprendre et ça changera rien, ça change jamais rien. C’est une foutue jungle et le seul moyen de s’en sortir c’est de pas se laisser bouffer. Faut montrer les crocs et faire claquer ses phalanges contre les autres carcasses, marcher sur les autres pour s’assurer de rester debout, devenir sanguinaire et attendre que ça passe. Alors on compte les jours. On attend. Et on fait c’qui faut pour pas crever.


♒ ♒ ♒


Un regard pour scanner les alentours, un léger mouvement vers la droite pour se cacher de la caméra de surveillance, et elle attrape rapidement une barre de chocolat pour la fourrer dans sa poche. C’est pas tellement qu’elle en a besoin, c’est surtout qu’elle en a envie et qu’elle a rien pour payer, alors elle voit pas de raison de se priver. Parce que ce genre de trucs, elle y a pas eu droit pendant trop longtemps ; la prison c’est pas aussi fun qu’on peut se l’imaginer. La prison c’est un putain d’enfer et elle sait pas qui est c’pauvre homonyme qui lui a permis de bénéficier d’une erreur judiciaire, mais elle la remercie. Et elle la plaint un peu, aussi. Elle remercie aussi Katrina, même si elle doit bien être la seule à saluer c’te foutue tempête. Elle s’en fout – elle en a pas souffert et ça a permis de niquer les fichiers de la prison, et d’la faire libérer. Elle comprend pas exactement c’qui s’est passé mais ça l’intéresse pas des masses, tant qu’elle peut profiter de sa liberté. Alors sa barre de chocolat, elle y tient. Et elle compte bien aller la savourer.

Sauf qu’y a une gamine, plantée là, juste sous son nez. Elle la regarde avec ses grands yeux, d’un air interrogateur et un peu émerveillé, comme si elle venait d’voir le messie ou un truc du genre. Et Tara fronce les sourcils – elle lui veut quoi, la demi-portion ? « Tu ressembles à ma maman. On dirait la même. » P’t’être bien qu’elle a fumé, ou qu’elle est juste pas finie. De toute façon les gosses c’est tous des plaies, Tara sait pas comment les gens font pour supporter ces machins. « Cool. J’m’en fous. Ta mère doit avoir une sale gueule. » Et qu’on lui foute la paix, bordel de merde. Juste une fois, juste aujourd’hui. Mais ça doit être trop demander, parce que la gamine prend une barre de chocolat pour l’enfouir dans la poche de son pantalon, avec un sourire éblouissant. « Je fais comme toi. » Ouais, elle voit ça. Et plus ça va, plus elle s’dit que les gens qui font des mioches sont vraiment masos, ou juste cinglés. Elle lève les yeux au ciel avec tellement de hargne qu’on dirait qu’ils vont se retourner dans leurs orbites, et elle contourne la fillette, bien décidée à se tirer de là et à rester loin de ce p’tit alien.

« Evey ? » Son cœur s’arrête. Putain. C’te voix, elle la connaît. Et elle a pas le temps de faire quoi que ce soit qu’elle se retrouve face à un miroir malgré elle. Ces traits identiques aux siens ; si ce n’est qu’elle a la lèvre entaillée et un hématome sur la joue droite, alors que le visage de Reese est intact. Sa sœur est visiblement aussi surprise qu’elle, un peu paralysée aussi, et elles sont là, à se fixer en chiens de faïence. Elle entend vaguement la gosse déblatérer un truc mais elle prend pas la peine de l’écouter, trop assourdie par le sang qui bat à ses tempes, et celui qui fait qu’un tour dans ses veines. Faut qu’elle s’tire. Elle peut pas rester là. Ses jambes se mettent en fonctionnement avant son cerveau et en moins de dix secondes, elle est dehors, dans la rue, en train de courir comme une dératée. Elle fuit, ouais. Elle a qu’une envie, c’est taper sur quelque chose, faire pleuvoir ses poings comme de l’acide et bousiller c’qui lui tombe sous la main. Mais elle se contente de courir, encore et toujours, comme si elle avait peur que son reflet soit en train de la suivre alors qu’elle sait pertinemment que c’est pas l’cas. Elle peut plus s’arrêter, son corps lui répond plus, c’est lui qui commande et il a décidé de mettre toute la distance du monde entre elle et sa jumelle. Elle a l’impression d’avoir vu un putain d’fantôme et p’t’être qu’au fond, c’est un peu vrai.

Alors elle court, la sauvage. Et quand elle s’arrêtera, elle ira s’exploser les phalanges sur le premier truc qu’elle trouvera. Parce que jouer de ses poings, c’est tout ce qu’elle sait faire maintenant, tout ce qui peut apaiser le vacarme dans sa tête et dans son cœur, la torture de ses tripes qui se tordent. Parce que Tara, elle fait qu’ça : elle se bat. Contre le monde entier, contre son karma pourri, contre la montre, contre la vie. Et puis un peu contre elle-même, aussi.

fiche (c) elephant song.

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Elijah Rosenberg
admin ○ nightcall


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MessageSujet: Re: there's nowhere left to fall. (tj)   Ven 11 Sep - 22:26

(WAYNE IL TE FAIS UN BISOU )


CONGRATULATIONS
bienvenue dans les rangs !

Bonjour, Tara, et bienvenue dans ma ville. J'ai entendu dire que tu te fiches des autres, tu les ignores tu les agresses alors qu'ils pourraient apporter tellement à ta vie. Fais attention à toi. Nos erreurs finissent toujours par nous rattraper.

Félicitations, mon brave. Tu t'en doutes sûrement, mais si tu vois ça, ça veut dire que tu es enfin officiellement des nôtres, avec une jolie couleur et tout le package.    Nous t'invitons par le biais de ce petit formulaire à passer par la suite dans quelques sections importantes pour ton intégration au forum et au jeu. Nous, on s'occupe de recenser ton avatar et ton pseudo, mais si tu veux recenser ton métier, ton logement, ton numéro de téléphone ou ton adresse mail, c'est à toi de le faire !   On t'invite également à aller faire un tour du côté des fiches de liens, pour te trouver plein de copains, ainsi que des rps. N'hésite pas non plus à remplir notre partie scénario de tes idées ! Et n'oublie pas d'aller voter pour nous toutes les deux heures, histoire de ramener encore plus de potentielles victimes pour notre tueur d'amour ! Faut bien le nourrir, le petit.

Et surtout, si tu as la moindre question, n'hésite pas à t'adresser à Fred (ou Maddox), Alma (ou Quinn), Judith (ou Elijah), ou bien Alison (ou Aslinn) ! I love you

_________________

living in your atmosphere, I’m running out of air.
Fall forward in the atmosphere It's a heavy load to bear. I’ve been living for the longest years Now I’m running out of air. Heard a rumor in foreign wind, There’s a war around the bend, Bet your life on your lover’s heart. Now you can’t find a friend.Where are you, I am already gone. Throw your heart out on the western wind. Its a hard heart to break. Sell your soul out for a southern hymn It's a hard road to take.  — where are you.
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Reese Jackson
admin ○ nightcall


○ messages : 634

MessageSujet: Re: there's nowhere left to fall. (tj)   Ven 11 Sep - 22:27

j't'aime pas, et pis putain c'que t'es moche.

_________________
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Tara Jackson
admin ○ nightcall


○ messages : 136

MessageSujet: Re: there's nowhere left to fall. (tj)   Ven 11 Sep - 22:36

(WAYNE IL PEUT S'LE FOUTRE OU JE PENSE LE BISOU )

azy t'as vu ta tronche à toi, keskia, tu veux qu'on s'batte ?

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