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 ≈ i do believe in the light, raise your hands into the sky. (reese)

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Reese Jackson
admin ○ nightcall


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MessageSujet: ≈ i do believe in the light, raise your hands into the sky. (reese)   Ven 11 Sep - 2:31


REESE SPRING JACKSON
stand tall for the beast of america.


come drink the water

• âge › trente et un ans. ça passe vite, et ça se voit pas. pas pour le moment, tout du moins. la clé, c'est de ne pas attendre le coup de vieux. • date et lieu de naissance › un certain vingt et un mai, dans la belle ville de saint-louis, dans le missouri. • nationalité › américaine, de pure souche. même si son nom sonne un peu plus exotique. • profession › pompier de la nouvelle-orléans. elle est pas grande, pas bien impressionnante, mais elle a de la réserve, croyez-moi. et ces messieurs de la caserne s'en sont rapidement rendu compte. maintenant, elle est parfaitement intégrée, et elle se plait dans ce qu'elle fait. elle arrondit aussi ses payes comme barman dans un petit pub. avant ça, elle était agent infiltrée pour la police de saint-louis. lorsqu'elle a découvert qu'elle était enceinte, elle a terminé le boulot qu'elle faisait, et elle est passée à autre chose. • orientation sexuelle › bisexuelle. hommes ou femmes, vraiment aucune importance à ses yeux. et elle a sérieusement expérimenté les deux. • situation amoureuse › célibataire. plutôt libertine dans le genre. mais elle ne fait pas toujours n'importe quoi. avec un enfant, on ne peut pas vraiment se le permettre. • situation financière › moyenne. voire ric-rac. voire en galère. elle s'accroche, et elle est tenace. elle fait tout pour joindre les deux bouts, y compris faire des heures supplémentaires, et des petits boulots en plus pour arrondir les fins de mois. • et vivre à la nouvelle-orléans, ces derniers temps, c'est comment ? › c'est la merde. ces derniers temps, ou pas. ç'a toujours été la merde. mais y a des bons côtés, aussi. sinon elle serait pas là. sinon, elle garderait pas evey là. c'est une ville riche et hétéroclite, et elle aime y vivre. elle aime s'y promener, même si personne n'y est en sécurité. elle aime l'âme et la sauvagerie des lieux, elle aime la vie qui pulse dans chaque mètre carré de la nouvelle-orléans. et c'est chez elle. personne ne la mettra dehors, tant que sa fille s'y sentira encore chez elle. • groupe › others of my kind. de ceux qui ont la vie trop pleine pour s'occuper de toutes ces histoires. • célébrité › tatiana maslany. • crédit › tumblr.


some kind of madness

patiente, compréhensive, protectrice, loyale, acharnée, téméraire, courageuse, compatissante, bienveillante, secrète, méfiante, cynique, débrouillarde, adaptable, naturelle, franche, investie, spontanée, prévoyante, féministe, impulsive, rancunière, jalouse, possessive.

faute d'être capables de raccourcir son prénom, on la surnomme principalement rj, partout où elle va. • reese est mauvaise joueuse. ceux qui la connaisse le savent, et les autres le découvrent en général bien vite. elle est du genre à détester perdre, et à aimer avoir raison. et disons que si elle n'a pas toujours raison, elle n'a en tout cas jamais tort. ou presque. • ç'a toujours été une grande sportive. elle court très régulièrement, et elle a pratiqué l'escalade à haut niveau pendant son adolescence, et a beaucoup joué au baseball. aujourd'hui encore, elle se doit d'être dans une forme presque exemplaire pour son boulot. • elle est la preuve vivante que la fibre artistique et la fibre sportive ne sont pas incompatibles. c'est une excellente pianiste, et elle aurait pu rentrer dans au conservatoire si elle ne s'était pas cassée la main après une bagarre dans un bar. sa fille a d'ailleurs hérité de son talent et de sa passion pour cet instrument. • elle ne laisse jamais entendre sa voix, qu'elle a pourtant très belle. mais dès qu'elle chante, elle a l'impression de se taper l'affiche. et c'est toute une bataille pour la forcer à se faire entendre. pourtant, si elle se croit seule, elle n'hésite pas à chanter toutes les chansons qu'elle aime et qu'elle connaît. et pour qui lui ignore ce talent, ce peut être une sacré surprise de l'entendre. • c'est une acharnée, et une bosseuse invétérée. elle se donne bien souvent à fond dans tout ce qu'elle fait. • elle possède un permis de port d'arme, et en a d'ailleurs de cachée chez elle. les mauvaises habitudes en tant qu'agent infiltrée, ça ne se perd pas comme ça. et puis, elle aura beau vivre son quotidien sans trop se préoccuper du tueur, il y a quand même un malade dans la ville. • elle a une fille de six ans, evey. elle est tombée enceinte alors qu'elle était en pleine infiltration, et elle ignore complètement qui est le père de l'enfant. à vrai dire, il y a trois pères potentiels, et jusqu'à nouvel ordre, l'un était en prison, et elle est venue à nola pour mettre le plus de distance possible avec les deux autres. elle ne veut pas savoir qui est le vrai, qui est le bon. tout ce qu'elle veut, c'est qu'on la laisse vivre tranquillement avec sa fille. • c'est une addict au café, qui en a tellement bu qu'elle n'en ressent même plus les effets. c'est un peu comme si elle s'était auto-immunisée à la caféine, quoi. • elle fume un peu, mais a beaucoup diminué. et elle essaie à tout prix de ne jamais le faire devant evey. • elle a un chien ; un mâle. un bâtard du nom de lennon. oui, comme john. • elle emmène souvent evey avec elle dans le bar où elle travaille, faute de pouvoir se permettre de payer une baby-sitter pour les soirées, en plus de la nourrice pour les journées. l'enfant n'est cependant pas un problème ; elle s'endort absolument n'importe où, et les habitués l'adorent et gardent un oeil sur elle presque autant que sa mère. de plus, elle emmène toujours lennon pour qu'il veille au grain. • ce n'est pas parce qu'elle est mère et qu'elle travaille beaucoup qu'elle ne sait plus s'amuser, ou profiter de la vie. elle est loin d'être trop sérieuse. et loin d'être assez sérieuse au goût de beaucoup. • reese est une amatrice de jeux vidéos et de hockey sur glace. y en a pas beaucoup dans les parages, mais elle le regarde à la télé. • elle écoute principalement du blues, du jazz, du rock, et des groupes indépendants. elle adore avoir de la musique autour d'elle, mais n'est pas une grande fan des écouteurs. • elle n'a peut-être pas fait de grandes études, n'est peut-être pas érudite, mais elle a toujours eu des notes correctes à l'époque, et se débrouille très bien dans les domaines qu'elle aime. l'informatique, les maths et la physique, par exemple. • c'est une très bonne oreille, et elle est à l'écoute des gens. de bon conseil, aussi. et malheureusement un peu trop du genre à vouloir rendre service. • elle est extrêmement loyale et protectrice, avec les gens qu'elle aime. et il n'est pas question que l'on touche à un seul cheveu de sa fille. elle en deviendrait violente, la sauvage. et dieu sait qu'elle a la rancune tenace.


pursuit of happiness

• pseudo › elephant song. • âge › vingt ans. • pays › canada. • comment as-tu découvert le forum ? › chuis comme une épine que vous arriveriez pas à vous ôter du pied • un dernier mot à nous dire ? › LES RACCOONS CEY LES MEILLEURS.
J'atteste par ailleurs qu'en créant ce personnage, je l'expose au danger d'être mis à l'épreuve par le Tueur au Puzzle.
passeport :
 

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Reese Jackson
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MessageSujet: Re: ≈ i do believe in the light, raise your hands into the sky. (reese)   Ven 11 Sep - 2:31



in life we can't be free


the times they are a-changin'.


    { saint-louis, 1989 }

Tout allait pourtant si bien, jusqu'ici. Tout se déroulait selon son plan ; selon ce qu'elle avait prévu et rêvé des années auparavant. Le conservatoire lui ouvrait ses portes pour la seconde partie des auditions, et lui avait donné de grands espoirs de figurer parmi les meilleurs de sa promotion. Elle allait faire ce qu'elle aimait, et non ce qui plaisait aux autres. Joseph était fier d'elle. Ses parents, elle n'en savait rien et s'en foutait ; qu'ils continuent à fumer leurs joints. Ils avaient abandonné la partie. Et bien qu'ils y restent, dans leur état de laisser-aller. Tara ? Joe lui avait dit qu'elle était prise pour ses études de chimie. Tant mieux pour elle, si c'était c'qu'elle voulait.

Et tout allait si bien. Elle dansait avec Mark pour fêter ça. Elle se coulait contre son torse, son bassin si près du sien. Elle se louvoyait avec son sourire en coin, l'ado avide du monde entier. Et puis, il avait fallu que ce gros plein de soupe lui rentre dedans et lui crache quelques insultes mal placées à la figure. Elle l'avait regardé en haussant un sourcil, sentant Mark arrêter de danser et faire de même. Elle avait eu la sensation que toute l'euphorie de la soirée retombait. Et elle avait senti la rancoeur et l'amertume au fond de la gorge, la p'tite brune, tandis que ses poings se serraient.

Oh, elle avait vite compris qu'il la prenait pour celle qu'elle n'était pas. Pour la deuxième, le clone, le putain de sosie. Pour Tara, quoi. Mais au lieu de l'envoyer chier, et de lui dire poliment d'aller voir ailleurs si elle y était — et elle y était —, elle avait serré les phalanges de plus belle. Et elle avait fini par envoyer son poing de toutes ses forces dans sa sale gueule de merdeux. Enfoiré.

« Ma soeur c'est une garce, ça j'te l'admets. Mais si tu la traites encore une fois d'guenon, j'te jure que j'te taille les couilles au carré, sale fils de pute. Y a des choses qui s'disent pas, merde. Même quand on est né avec un cerveau aussi p'tit qu'le tien. »

Ah. Tout se passait pourtant si bien, jusque là.

Elle avait bien failli lui tourner le dos, au beau salaud. Mark la regardait comme si elle avait perdu l'esprit, et elle le sentait. Mais les chiens n'font pas des chats, et si les gens se demandaient parfois ce qu'elle pouvait bien partager avec Tara — physique mis à part —, ils retrouvaient en général bien vite la mémoire.

Mais avant même qu'elle ne puisse s'en aller, il lui était rentré dedans. À nouveau. Et elle lui enfila quelques coups de genou, deux ou trois bons coups de poings. Au moment où il la lâcha, les doigts repliés de la petite brune fusèrent vers son crâne. Il glissa et esquiva bien involontairement le crochet, qui se perdit sur le comptoir en bois. Et les phalanges craquent, les lèvres s'entrouvrent, le cri muet s'échappe. Tout n'est plus que douleur. L'image d'un rêve d'enfant prend la fuite. Si vite. Trop vite.

Tout allait pourtant si bien.


    { saint-louis, 1995 }

Rien ne va plus.

Elle avait pourtant cru qu'elle avait remonté la pente, après la mort de Joe. Elle avait retrouvé la sensation de respirer, et de se plaire sur cette foutue planète. Au bout du compte elle s'y était plu, dans ce boulot, dans cette vie d'agent double. À faire arrêter des petites frappes, mais à espérer qu'un jour, elle serait de ceux qui feraient stopper les plus grandes. Elle n'était qu'au début de la chaîne de l'infiltration, mais elle se prenait déjà à rêver d'une carrière plus grande et du respect de ses pairs. Elle s'était promis d'y arriver un jour.

Mais aujourd'hui, ce jour avait reculé bien loin. Si loin qu'elle ne le voyait presque plus. Un petit point à l'horizon, qui pouvait grossir subitement ou disparaître tout simplement. Et tout ça ne dépendait plus que d'une décision. De sa décision.

Elle referme la porte derrière elle et s'adosse contre le battant après l'avoir verrouillé. Ses bras se referment autour de son maigre torse, et elle sent enfin le calme l'envahir. En temps normal, elle aurait tout fait pour ne pas se sentir trop seule. Elle aurait allumé la musique ou la télé, se serait servi un verre, et se serait laissée aller à danser et chanter, pour se changer les idées. Mais elle avait déjà passé la soirée à essayer d'oublier la merde dans laquelle on l'avait foutue. Dans laquelle elle s'était foutue, un peu, aussi. Elle avait au moins la moitié de la responsabilité, puisque c'était dans son ventre à elle que ce truc grandissait.

Elle regarde un peu autour d'elle, et elle a l'impression que les murs se rapprochent. Qu'ils vont l'étouffer, la dévorer. Qu'ils les menacent, elle et ce petit truc au fond de son ventre. Personne ne doit savoir. Elle doit finir cette putain de mission, et tout plaquer. La finir et tout arrêter, pour prendre soin de ce p'tit machin. Sinon, les représailles pourront tomber sur le dos de cette petite chose tomber dessus. Et la p'tite chose en question n'a rien fait, elle n'y est pour rien. Si RJ a déjà décidé que si elle la gardait, il était hors de question que ce trucs encore à l'état de foetus avancé paye le prix de ce qu'elle avait fait avant son arrivée.

Elle se décolle de la porte et fait quelques pas dans l'appartement. Il faut qu'elle termine ce boulot, et qu'elle garde tout le reste pour elle. Ce matin, elle stressait à se demander si prendre un rendez-vous à la clinique d'avortement était la bonne décision. Et maintenant, elle stressait de ce qui pouvait arriver à ce p'tit bout, avec la vie qu'elle menait. Il avait suffi qu'une grande gueule passe par là pour la convaincre de ne pas gâcher une vie comme ça, pour lui dire qu'elle ferait une bonne mère ; et elle avait changé d'avis.

Elle se détestait. Elle avait envie de tout plaquer et de partir maintenant. Mais c'était impossible, sans foutre en l'air sa couverture et son intégrité. Alors il fallait attendre. Attendre jusqu'à demain. Ou après-demain. Les forcer à commettre l'erreur que la police attendait, et les mener à leur perte.

Attendre.

Elle se glisse sous ses draps toute habillée, la brunette ; ses bras toujours serrés autour de son corps frêle. Elle ferme les yeux avec ce putain de mot au fond de la tête, et la peur greffée à ce petit être, dans son ventre.

Attendre, quand rien ne va plus.


    { la nouvelle-orléans, 2006 }

« Ça va aller. Calmez-vous, monsieur. Tout va bien se passer. » Il tourne brièvement la tête vers les autres, gueulant à qui veut bien l'entendre. « Est-ce que quelqu'un a trouvé ses papiers ?! »

Et tout le monde secoue la tête, tout le monde s'agite. Ils ont appelé la police, mais pas question d'attendre que les uniformes bleus se ramènent ici. Il faut l'emmener à l'hôpital. Maintenant. L'identité attendra ; la vie avant tout.

« Mais, je l'connais. »

Elle ne s'est même pas entendu prononcer ces mots, tant le choc est grand. Elle ne réalise qu'elle a parlé que quand le boss beugle un bon coup. Et ses cils papillonnent alors qu'elle monte à l'arrière du camion avec son supérieur, et relève la tête vers lui.

« Jackson ! »
« Ouais ? »
« C'est quoi son putain de nom, merde ? »

Et elle ouvre la bouche pour répondre, avant de se rendre compte qu'elle ne sait pas. Qu'elle n'en a aucune putain d'idée. Que ce gars l'a juste allumée dans un bar, un soir qu'Evey était chez une copine d'école. Et qu'elle est juste rentrée dans son jeu, qu'elle l'a suivi à l'arrière du bar et qu'elle l'a embrassé. Qu'il s'est mis à la tripoter sans s'gêner, et qu'ils se seraient bien envoyé en l'air, si quelqu'un ne l'avait pas appelée à c'moment précis. Mais qu'elle n'a aucune idée de son foutu nom.

« ... J'en sais rien, chef. »

Elle a l'impression qu'il va lâcher les Enfers sur elle. Mais il se contente d'un juron. Les portes du camion se sont refermées et ils ont déjà pris la route. Il bouge un peu, grommelant.

« Prends ma place, occupe-toi d'lui. »

Elle obtempère sans réfléchir et elle s'assied aux côtés de l'homme. Oui, c'est lui. Elle reconnaît son visage. Pas les traits ; ils sont éclatés par le sang et les plaies, déchirés par l'agonie que cet homme a pu endurer. Mais l'arête de sa mâchoire. Et son nez, bien que brisé. Et caché au coeur de la chair gonflée et bleue, un oeil. Et puis cette voix. Cette voix qui murmure. Inlassablement. Quelque part entre les légers gémissements de douleur, sous le masque à oxygène qu'ils lui ont placé. Cette foutue voix.

« Beth... Beth... Elizabeth... »

Elle le regarde sans comprendre. Mais quelque part au fond d'elle, elle sait. Y a une Elizabeth quelque part. Et qui qu'elle soit pour lui, il veut s'assurer qu'elle va bien. Ou bien peut-être veut-il la prévenir.Non.  Non. Son gémissement hurle l'inquiétude et la terreur. Et elle reconnaît cette hargne. Cet acharnement qu'un parent a pour la sécurité de son enfant, et l'état de folie dans lequel il est capable de plonger pour lui.

« Elizabeth, Beth. C'est votre fille, c'est ça ? On va la retrouver. Calmez-vous. Gardez le masque. On va la trouver. Je suis sûre qu'elle va bien. Calmez-vous. »

Calme-toi. Même si t'as plus rien du gars qui était sur le point de t'envoyer en l'air avec une parfaite inconnue un soir de semaine, calme-toi. Essaie de retrouver tes esprits et d'te concentrer sur moi. Sur ma voix. Sur une tâche dans le camion, ou sur j'sais pas trop quoi. Je sais c'que tu peux ressentir. Moi aussi, j'suis mère. Et moi aussi j'deviendrais folle si un taré m'avait fait subir c'que celui-ci t'a fait. Mais il faut qu'tu t'calmes. Il faut qu'tu reprennes.

Faut qu'tu t'calmes.


« Reste avec moi. Regarde-moi. »

Et tant pis pour les politesses, tant pis pour toutes ces conneries.

« Ça va aller. »

J'te le promets, Don Juan.
Ça va aller.



    { la nouvelle-orléans, 2007 }

« On fait aller. »

Le type fait tourner sa bière entre ses mains, un sourire en coin.

« Et ton voisin collant ? »
« On fait aller. »
« C'est tout c'que t'as à dire, ce soir ? »
« Il est toujours moins collant qu'toi. »

Et elle a ce sourire en coin, à son tour, pendant qu'il ricane. Il sait qu'elle plaisante, il sait qu'elle le taquine. Dans le fond, elle, elle n'en est pas sûre. Même s'il n'est pas méchant, il la fait chier, et c'est un fait. Elle aimerait qu'il ferme son claque-merde un peu plus souvent, et c'est aussi un fait. Mais la patience est une vertu qu'elle tente tant bien que mal d'enseigner à Evey. Et faut pas montrer le mauvais exemple quand on est mère. Jamais.

Ce con a le don de poser les questions indiscrètes. De parler de trucs qui ne le regardent pas. Et bientôt, on aura le droit à : « Et le sexe ? » « On fait aller, comme le reste. »  Y a des beaux mâles dans les environs, et elle est loin d'être en manque. Mais toutes ces conneries, ça le r'garde pas. Dans l'fond, elle veut juste pas dire c'qu'il y a.

Et c'qu'il y a, c'est qu'ça va pas.

C'qu'il y a, c'est qu'l'autre jour, elle est tombée sur Tara. Qu'elle s'est cru revenir des années en arrière quand l'vendeur du magasin l'a engueulée à la place de sa soeur, et a fait la morale à Evey d'avoir imité sa tante, et tenté de voler — sans même en avoir conscience — une putain de barre de chocolat.

C'qu'il y a, c'est qu'elle a mis le plus de distance possible entre Saint-Louis et elle, un peu plus d'un an après la naissance d'Evey. Justement pour éviter tout ça. Mais que le passé semble irrésistiblement attiré par nous, comme elle a pu lire dans un putain de roman dramatique. C'est comme si ce qu'on laissait derrière nous attendait sagement, se préparant à nous revenir de plus belle dans la gueule un jour. C'est comme si toute la merde qu'on fuyait sans regarder par-dessus notre épaule nous attendait au tournant.

Et c'qu'il y a, c'est qu'elle a mangé la claque dans la gueule, la brunette. Et qu'elle aurait préféré ne jamais avoir cette putain de vision. Ne jamais la revoir. Mais y a bien des choses qu'on pourrait rêver. Qu'elle ne se soit jamais pété la main, que ses parents n'aient jamais recommencé à fumer des joints. Que Tara n'ait jamais mal tourné, et que Joe ne soit jamais mort. Mais vous savez c'qu'on dit. C'est la vie. Et paraît que rien n'arrive pour rien.

Alors on continue d'avancer. On fait c'qu'on sait faire de mieux.
On fait aller.

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Elijah Rosenberg
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MessageSujet: Re: ≈ i do believe in the light, raise your hands into the sky. (reese)   Ven 11 Sep - 22:36

WAYNE TE FAIS DES BÉBÉS


CONGRATULATIONS
bienvenue dans les rangs !

Bonjour, Reese, et bienvenue dans ma ville. J'ai entendu dire que tu étais impulsive, sanguine et rancunière, tu attaques avant d'écouter, pourtant parfois offrir une seconde chance à quelqu'un pourrait changer bien des choses dans ta vie. Fais attention à toi. Nos erreurs finissent toujours par nous rattraper.

Félicitations, mon brave. Tu t'en doutes sûrement, mais si tu vois ça, ça veut dire que tu es enfin officiellement des nôtres, avec une jolie couleur et tout le package. Nous t'invitons par le biais de ce petit formulaire à passer par la suite dans quelques sections importantes pour ton intégration au forum et au jeu. Nous, on s'occupe de recenser ton avatar et ton pseudo, mais si tu veux recenser ton métier, ton logement, ton numéro de téléphone ou ton adresse mail, c'est à toi de le faire ! On t'invite également à aller faire un tour du côté des fiches de liens, pour te trouver plein de copains, ainsi que des rps. N'hésite pas non plus à remplir notre partie scénario de tes idées ! Et n'oublie pas d'aller voter pour nous toutes les deux heures, histoire de ramener encore plus de potentielles victimes pour notre tueur d'amour ! Faut bien le nourrir, le petit.

Et surtout, si tu as la moindre question, n'hésite pas à t'adresser à Fred (ou Maddox), Alma (ou Quinn), Judith (ou Elijah), ou bien Alison (ou Aslinn) ! I love you

_________________

living in your atmosphere, I’m running out of air.
Fall forward in the atmosphere It's a heavy load to bear. I’ve been living for the longest years Now I’m running out of air. Heard a rumor in foreign wind, There’s a war around the bend, Bet your life on your lover’s heart. Now you can’t find a friend.Where are you, I am already gone. Throw your heart out on the western wind. Its a hard heart to break. Sell your soul out for a southern hymn It's a hard road to take.  — where are you.
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Tara Jackson
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MessageSujet: Re: ≈ i do believe in the light, raise your hands into the sky. (reese)   Ven 11 Sep - 22:37

Ils seront moches et cons, vos bébés.

_________________
    licking up the flames ♒️ hold me down, throw me in the deep end, watch me drown. knock me out, saying that i want more, this is what i live for. selfish, taking what i want and call it mine. i'm helpless, clinging to a little bit of spine. they rush me, telling me i'm running out of time.
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Reese Jackson
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MessageSujet: Re: ≈ i do believe in the light, raise your hands into the sky. (reese)   Ven 11 Sep - 22:43

heureusement qu'ils pourront jamais l'être autant que toi.

_________________
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Wayne Hoffman
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MessageSujet: Re: ≈ i do believe in the light, raise your hands into the sky. (reese)   Ven 11 Sep - 22:51

nos bébés ils seront parfaits t'façon, on peut pas test What a Face
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MessageSujet: Re: ≈ i do believe in the light, raise your hands into the sky. (reese)   

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≈ i do believe in the light, raise your hands into the sky. (reese)

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