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 iii – LES SESSIONS ET LEUR REGISTRE.

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Richard Gregson
pnj ○ been to hell


○ messages : 8

MessageSujet: iii – LES SESSIONS ET LEUR REGISTRE.   Mer 19 Aoû - 13:48


INTRODUCTION.
listen to this

Afin d'avoir toutes les cartes en main pour connaître les actions du Tueur, voici l'annexe qui rassemblera chacune des sessions passées en détaillant leurs règles et déroulement, ainsi que le registre recensant les survivants, les victimes, et ceux qui les ont retrouvés. N'hésitez pas à tout lire attentivement, afin d'éviter les incohérences. I love you

Si vous avez la moindre question supplémentaire, le staff est à votre disposition, et la partie questions est là pour ça ! Wink


sommaire.
www les session passées.
www le registre des victimes, survivants et témoins.

_________________
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Richard Gregson
pnj ○ been to hell


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MessageSujet: iii – LES SESSIONS ET LEUR REGISTRE.   Mer 19 Aoû - 13:51


GAME OVER.
you made your choice.

première session. (septembre 2005)

◦ nombre de participants › Sept participants.
◦ type de participants › Six d’entre eux étaient avides d’une manière ou d’une autre, ils ont passé une bonne partie de leur vie à tout faire pour avoir plus, toujours plus ; sans jamais pouvoir se rassasier. Des gloutons, affamés, en quête constante de ce qui semblait leur faire défaut. L’argent, la gloire, le pouvoir – qu’importe. Y avait une pièce manquante et ils l’ont jamais trouvée, même si c’est pas faute d’avoir essayé en dégommant le moindre obstacle se trouvant sur leur passage. Le septième, lui, était un égoïste et avare notoire, qui n’avait jamais daigné donner de sa personne pour qui que ce soit.
◦ survivant(s) › Aucun survivant.

◦ règle du jeu › Six des participants étaient placés sur des fauteuils métalliques, des sangles les retenant au niveau des poignets et des chevilles, un fil coupant disposé autour de leur cou de manière à les empêcher de bouger sans s’entailler la peau ; de plus, ils avaient tous un tube enfoncé dans la gorge, les forçant à garder la tête en arrière. Le septième, quant à lui, était libre de ses mouvements mais avait la tête enfermée dans un piège destiné à se refermer en lui écrasant la boîte crânienne s’il échouait. Au centre de la pièce se trouvait une balance, plusieurs objets tranchants allant de la scie au simple couteau, une grosse machine à mixer reliée aux tubes des six, ainsi qu’une boîte scellée renfermant une clé. La règle était simple : le participant libre devait se débarrasser de six kilos de chair dans le temps imparti – une heure – et les faire ingérer aux autres à l’aide du mixeur. Une fois le bon poids affiché sur la balance – autrement dit, le sien moins six kilos – la clé ouvrant l’armature disposée sur sa tête serait libérée, et il pourrait ensuite délivrer ses camarades en utilisant cette même clé. Mais en cas d’échec, les fils entourant les gorges des six se serreraient pour les trancher, tandis que le piège du septième se refermerait sur son crâne.
◦ handicaps › La survie des six dépendait entièrement du septième, qui lui, devait surmonter sa peur et sa douleur pour sauver sa propre peau et celle des autres. La gorge entravée des attachés les empêchait de parler à leur potentiel sauveur, le laissant ainsi dans une forme de solitude face à l’horreur et au temps qui défilait.

◦ déroulement › Après une vingtaine de minutes passées à paniquer face à la situation, tentant désespérément de trouver une issue pour se sortir de là, le septième finit par se rendre à l’évidence : le seul moyen de s’en extirper vivant, c’était de jouer selon les règles qu’on leur avait établies. Il se pesa, continuant de hurler à l’attention de celui qui les avait foutus là, s’égosillant à défaut de pouvoir faire autre chose. Il lui fallut dix autres minutes pour trouver le courage d’attraper l’une des armes mises à sa disposition et commencer à s’en servir, poussé par la terreur à l’idée de voir son piège se déclencher et le tuer. Il abattit la hache sur quatre de ses doigts gauches, dépassant la douleur pour les balancer dans le mixeur qui eut tôt fait de les broyer et envoyer la bouillie vers les gorges des six autres. Criant et grognant en essayant tant bien que mal de retenir le saignement, il retourna se peser, lâchant une pluie de jurons en voyant que le résultat était bien peu concluant. Il déchira ensuite un morceau de son t-shirt, l’attachant au niveau de son coude gauche pour créer un garrot de fortune. Il attrapa la scie et entama de se couper le bras, incapable de compléter l’opération en une seule fois face à la souffrance insupportable que ça lui causait. Les murs faisaient résonner chacun de ses cris, vociférations et lamentations, tandis que les six autres commençaient à s’agiter dans leurs sièges en voyant le compte à rebours descendre encore et toujours. Il fit une pause, apercevant les caméras disposées dans la pièce, cherchant à s’adresser à celui qui les surveillait. Transformé en véritable furie, il envoya la hache encore humide de son sang sur l’une des caméras, se mettant à supplier ; mais il perdait du temps sans que rien ne change et les six autres commençaient à émettre des gargouillis et grognement incompréhensibles, cherchant à le sommer de reprendre sa besogne. Ce qu’il fit, replaçant la scie contre sa peau déjà tailladée, appuyant pour couper aussi rapidement que possible. Il faillit s’évanouir sous la douleur, arrivant jusqu’à l’os avant de réaliser qu’il avait besoin d’aller plus vite s’il voulait battre le compte à rebours. Il alla donc chercher la hache qu’il avait lancée plus tôt, son bras se balançant dans un angle glauque à chacun de ses pas, et reprit un appui pour terminer le sale boulot. Il lui fallut trois coups de hache pour venir à bout de son membre, et tituber jusqu’au mixeur, la mine pâle. Il retourna alors sur la balance, trop fatigué pour être vraiment soulagé lorsque le poids affiché fut celui qu’il attendait, et qu’un cliquetis sonore annonça la libération de la clé tant désirée. Le temps d’arriver jusqu’à elle, de s’en saisir et de réussir à se défaire de son carcan, le chronomètre afficha zéro. Les mécanismes des fauteuils se mirent alors en route, et les fils se serrèrent brutalement sur les gorges des six pour les décapiter. Deux têtes tombèrent au sol, les autres continuant de pendre dangereusement aux cous. Le survivant en rendit ses tripes sur le carrelage, avant de se remettre à appeler son bourreau ; il avait réussi, qu’on vienne le sortir de là. Jigsaw lui annonça cependant qu’il n’avait pas su remplir sa mission, puisqu’il n’avait pas libéré les six autres. Il trouva donc la mort au bout de quelques heures, succombant aux suites de ses mutilations.

deuxième session. (novembre 2005)

◦ nombre de participants › Douze participants.
◦ type de participants › Les prisonniers étaient tous plus ou moins atteints de maladies psychologiques, ou de défauts pathologiques. La plupart d’entre eux avaient des défaillances psychiques liées à la paranoïa, ou à une bipolarité inquiétante. Ils avaient tous fait du mal à leur entourage, par refus de se faire soigner et de reprendre leur vie en main.
◦ survivant(s) › Aucun survivant.

◦ règle du jeu › Chacun était en possession d’une boîte scellée, contenant un minuteur, et d’une clé. Bien évidemment, la clé n’ouvrait par leur boîte, mais celle de quelqu’un d'autre, et ce de manière aléatoire ; aléatoire, comme le temps affiché au minuteur... Certains pouvaient avoir dix minutes, alors que d’autres auraient dix heures. Ils l’ignoraient. Le but du jeu ? Tuer tous les autres participants avant que la fin du compte à rebours n’ait lieu.
◦ handicaps › Le handicap était le caractère aléatoire du temps donné par Jigsaw aux joueurs pour tuer les autres participants. La boîte les empêchait de voir le temps qu’il leur restait, et leurs défaillances psychiques comme la paranoïa ou la bipolarité a bien vite poussé les participants dans une sorte de peur-panique. Une folie sanguinaire, pour leur survie.

◦ déroulement › L’épreuve a été la plus courte jamais rencontrée, même si les corps furent retrouvés bien plus tard que pour les autres sessions. Immédiatement, les troubles psychiques des joueurs ont pris le dessus, et ce fut une véritable boucherie. Jigsaw ne leur avait laissé aucune arme particulière, mais avait mis à portée de nombreux objets contondants. Ni une ni deux, ils furent utilisés pour le bain de sang. Certains voulaient à tout prix savoir le temps qu’il leur restait, et tuaient pour cela. D’autres tuaient juste sans se soucier de leur compte à rebours ; le plus vite possible, en espérant s'en sortir. Très rapidement, en une demi-heure de temps, les participants s’étaient entretués. Deux avaient réussi à s’arranger sans se faire de mal et à ouvrir leur boîte, découvrant ainsi qu’il leur restait respectivement une heure et trois heures, avant d’être tués par un bipolaire rendu fou de violence. Le dernier survivant en lice tua ledit bipolaire par peur d’être attaqué, en le poussant dans les escaliers de l’immeuble abandonné. Il réussit à mettre la main sur la clé de sa boîte, et l’ouvrit, pour découvrir que son temps était déjà écoulé. Jigsaw vint à lui pour lui annoncer qu’il avait perdu. On ne retrouva les corps que six jours après le début de la session, une fois le « survivant » mort de déshydratation dans cette bâtisse sans le moindre courant d’air, et exposée au soleil.

troisième session. (décembre 2005)

◦ nombre de participants › Huit participants.
◦ type de participants › Sept des huit participants étaient des gens ayant tendance à empoisonner l’existence des autres, pour leur profit. Ils étaient de ceux qui manipulaient, blessaient, trahissaient, et tout cela dans l’unique but de parvenir à leurs fins. Et tant pis pour les pertes. Le dixième participant, lui, était accusé par Jigsaw de s'être laissé ronger par la maladie dont il était atteint, et de ne rien faire pour survivre. De laisser ses proches souffrir et agoniser avec lui.
◦ survivant(s) › Deux survivants.

◦ règle du jeu › Le jeu était plutôt simple : Jigsaw avait empoisonné tous les participants, sauf un. Et dans le sang de cette exception se trouvait l’antidote. Personne ne savait qui était l’heureux détenteur de l’antidote en question, pas même son porteur. Le but du jeu était donc d’ingérer l’antidote avant que le poison ne les tue.
◦ handicaps › Simple, la règle ? Peut-être. Mais les conditions dans lesquelles Jigsaw les avaient placés ont rendu la tâche beaucoup plus ardue qu’ils ne l’avaient espéré. Chacun des participants était en effet entravé dans un piège, dans une pièce séparée des autres. Et le temps filait, affaiblissant les participants contaminés. Celui qui contenait l’antidote, lui, était atteint d’une maladie incurable qui l’affaiblissait énormément, et était à l’article de la mort juste avant d’être enlevé par Jigsaw. Le Tueur l’avait entravé dans des barbelés ; autour des poignets, les bloquant dans son dos pour le forcer à se blesser s’il voulait s’en débarrasser pour survivre. Et en nœud coulant, autour du cou, pour l'empêcher de se laisser aller, et de se foutre dans un coin en attendant son heure. Il lui avait également laissé une arme à feu à disposition, à l’autre bout de la pièce, à côté de la sortie. Par ailleurs, l’ultime handicap de cette session résidait dans le côté aléatoire du poison ; tous les organismes qui l'avaient reçu allaient réagir différemment, et la rapidité des effets était complètement impossible à prévoir. Il avait de plus une certaine tendance à s’attaquer au cerveau, ce qui faisait perdre le sens de la rationalité aux participants, et les rendait parfois violents.

◦ déroulement › L’un des participants empoisonné ne réussit pas à se sortir du piège dans lequel Jigsaw l'avait coincé. La porte en métal qui le maintenait séparé des autres était composée de deux battants dont la tranche était entièrement recouverte de pointes en acier. Deux petites encoches avaient été laissées par Jigsaw pour que le participant puisse se saisir des portes et tenter de les ouvrir ; néanmoins, elles étaient aussi recouvertes de pointes de métal. De plus, les portes se refermaient dès qu’il relâchait la pression pour les ouvrir. Il se mutila les mains — et les coudes, lorsqu’il tenta vainement de s’en servir —, relâchant sans arrêt les portes lorsque la douleur devenait trop grande. Et ce jusqu’à ne plus avoir la force suffisante pour écarter les battants. Il mourut bien plus vite que les autres participants, le poison faisant effet plus rapidement à mesure qu’il se vidait de son sang et s’affaiblissait. Les autres participants réussirent à sortir de leurs pièges — non sans mal, bien entendu. Certains étaient déjà relativement affaiblis par le poison lorsqu’ils se retrouvèrent face aux autres. L’un des participants se perdit dans les méandres de la violence, révolté par la simple idée de mourir ici, comme un rat, entouré de ce qu'il considérait être des moins que rien. Il se mit à prendre du sang aux autres survivants de force, avec le but de tous les tester. Lorsque l’un d’eux — un hémophile — refusa catégoriquement de céder à sa violence et de lui donner son sang, préférant chercher une solution pour sortir tout le monde en vie et entier de ce pétrin, l'agressif s’emporta. Une altercation furieuse s’ensuivit, et le violent finit par être tué par un troisième participant. Néanmoins, ce dernier estima aussi que l'hémophile devait donner son sang comme tout le monde, et commença à le brusquer à son tour. D’autres s’opposèrent à le contraindre, essayant de chercher une solution pour permettre au jeune homme de donner son sang — au cas où il serait l'antidote — en l’empêchant de se vider complètement. Pendant ce temps, plusieurs commençaient à souffrir de plus en plus des effets du poison. Certains commencèrent par saigner du nez. D’autres virent leur agressivité amplifiée par les effets du poison sur leur cerveaux, et ils se mirent à se disputer de plus en plus violemment. Certains parlèrent de saigner à blanc le récalcitrant. L’un des participants fut assommé, et se tua en tombant au sol lorsque sa tête heurta violemment la première marche de l'escalier derrière lui. Progressivement, ils se mirent tous à cracher du sang, et à faiblir. L’hémophile fut bientôt trop faible pour résister et dans un accès de fébrilité, l’un des participants lui fit une énorme entaille sur le bras. Beaucoup plus profonde qu'il ne l’avait prévu au départ. Bien rapidement, l’hémophile fut beaucoup trop faible pour même se déplacer. Une autre fille, frêle et maigrichonne, était dans le même cas que lui. Le participant contenant l’antidote, lui, avait finalement réussi à se libérer. Il se saisissait de l’arme à feu laissée par Jigsaw avec la ferme intention d’en finir quand il entendit des voix provenant du couloir. Il sortit et se retrouva nez à nez avec tous les autres. Tous étaient bien mal en point, et il tint un discours si pessimiste que l’un des participants en vint à le brusquer, du peu de force qu’il lui restait. Au moment où l’antidote approchait son arme de sa tête, l’autre le poussa par inadvertance et le coup de feu partit, aspergeant littéralement l'homme qui l'avait brutalisé et une autre participante. Tous étaient si faibles et avaient tant perdu de rationalité qu’ils se laissèrent tomber dans un coin, attendant leur mort. L’hémophile mourut quelques minutes après la jeune fille. Les deux ayant été éclaboussés par le suicide, eux, avaient ingéré l’antidote sans s’en rendre compte, et le poison ne les tua pas. Leur organisme était néanmoins trop contaminé pour ne pas avoir de séquelles, et ils tombèrent tous deux dans le coma avant que Jigsaw ne vienne les sortir de là.

quatrième session. (février 2006)

◦ nombre de participants › Cinq participants.
◦ type de participants › Pour cette session, Jigsaw avait rassemblé des participants ayant été partiellement ou totalement privés d’un sens au cours de leur vie, et se laissant aller dans leur handicap, ne luttant que minimement pour sortir de leur zone de confort et avancer. Jigsaw les considérait comme étant devenus des poids pour leurs proches, et étant trop faibles pour se reprendre complètement en main. Ils ne se défendaient pas face au mépris ou aux insultes, se laissaient entièrement balloter par la vie et par les gens.
◦ survivant(s) › Un survivant.

◦ règle du jeu › Jigsaw avait enfermé chacun des survivants à l’écart des autres, dans un premier temps. Dans un piège qui nécessitait le sacrifice d’un de leur sens valides, pour certains, ou l’utilisation de leur sens handicapé, pour d’autres. Jigsaw ordonna de plus à chacun de trouver un autre participant, et de lui arracher quelque chose en rapport avec le sens qu’eux avaient perdu.
◦ handicaps › Et bien, leur handicap physique, tout d’abord. Le handicap dans lequel Jigsaw leur reprochait de se laisser aller. Sans compter celui que lui leur ajouta. Et le piège dans lequel il bloqua chacun. Il avait de plus laissé les participants pieds-nus. Pour couronner le tout, le Tueur avait pris soin de disposer ses victimes de sorte à ce qu’ils soient au plus près de celui déjà privé du sens qu’ils devaient leur arracher. Histoire que le bain de sang prenne plus d’ampleur, et qu’ils ne puissent se retrancher dans leur malheur et leur agonie en ayant réalisé leur tâche rapidement. Il leur fallait survivre. Se battre. En faire toujours plus, et aller toujours plus loin, s’ils désiraient s’en sortir.

◦ déroulement › L’un des participants, aveugle, avait développé un extraordinaire sens du toucher, dont Jigsaw décida de le priver pour le forcer à sortir de sa zone de confort. L’homme était tout simplement enfermé dans une toute petite pièce aux murs hérissés de petites pointes. La porte pour lui permettre d’en sortir était en métal, et Jigsaw avait installé un système dans la poignée pour qu’elle soit chauffée à blanc en permanence. La porte rencontrait également une certaine résistance, et l’homme devait s’y mettre à deux mains pour pouvoir l’ouvrir. Il parvint à trouver suffisamment de courage pour se brûler entièrement les mains et sortir de la pièce. Il fut néanmoins complètement handicapé par l’état dans lequel Jigsaw avait mis son sens du toucher. Mais il se rendit compte que c’était loin d’être terminé lorsque ses pieds écrasèrent les premiers morceaux de verre disposés au sol. Il s’entailla les pieds sur plusieurs mètres, criant en espérant attirer un participant pour lui ôter la vue, comme Jigsaw lui avait demandé, se servant d’une des seules choses qui lui restait : l’ouïe. Le participant enfermé au plus proche de lui était cependant malvoyant depuis plusieurs années. Il se complaisait dans son handicap en faisant croire à tous qu’il était complètement aveugle. Et Jigsaw décida de le punir pour cela. Il l’enferma dans un piège qui le maintenait en position assise, et dont l’appuie-tête lui encerclait le crâne, l’empêchant de le bouger vers l’arrière, vers la droite ou vers la gauche. Sa seule solution pour attraper la clé, pendue devant lui et juste assez loin pour qu’il ne puisse l’attraper en tendant simplement le bras, était de s’avancer suffisamment vers l’avant pour s’en saisir. Jigsaw avait cependant placé à l’intérieur du piège encerclant sa tête deux pointes en métal, qui ne manqueraient pas de s’enfoncer dans ses yeux en le rendant complètement aveugle s’il s’avançait. Tout ce qu’il voyait clairement, c’était ces pointes en acier. Mais le Tueur l’avait également informé de la position de la clé, qu’il n’avait qu’à s’avancer et tendre le bras pour s’en saisir ; et il le savait : le Tueur ne ment jamais. Et il avait également pour mission de rendre aveugle un participant. Lui infliger le supplice que lui-même n’allait que véritablement commencer à connaître. Il se mutila les yeux pour sortir du piège, et tituba à l’agonie dans le couloir, appelant à l’aide. En voulant aller sur sa droite, il rencontra des morceaux de verre à son tour, et il changea d’avis pour aller vers la gauche ; vers le premier participant. Les deux s’entendirent, se retrouvèrent, et tentèrent d’accomplir ce que Jigsaw leur avait demandé ; en vain, bien évidemment, puisqu’ils étaient déjà privés de la vue. Celui qui avait les mains brûlées eut malgré tout l’ascendant, et en voulant faire chuter son adversaire pour le maintenir au sol et lui crever les yeux, il lui ouvrit par accident le crâne. Alors qu’il enfonçait ses doigts dans les yeux déjà crevés, ne sentant pas la différence à cause de ses brûlures, Jigsaw lui annonça qu’il avait fait tout ça en vain. Il se laissa tomber et rampa dans un coin, à bout de forces, hurlant contre Jigsaw toutes les infamies qu’il pouvait encore trouver. Les trois autres participants n’étaient pour autant pas bien loin, et le compte de deux d’entre eux avait déjà été réglé. Le premier avait perdu le sens du toucher sur la quasi-totalité de son corps après un incendie, et Jigsaw l’avait aveuglé à l’aide d’un produit dilatant complètement ses pupilles et le rendant très malvoyant. Il le força à sortir de son piège à l’aide du sens qu’il avait perdu, en tâtonnant, et en cherchant. Il ne parvint cependant pas à s’extraire du piège en question, et mourut asphyxié par le gaz que Jigsaw avait laissé se répandre dans la pièce où il était enfermé. Une autre, muette, avait pour mission d’égorger un des participants pour le priver de sa voix. Jigsaw l’avait exposée à un bruit tellement fort et à des lumières tellement vives, le temps qu’elle sorte de son piège, que ses tympans et ses yeux en avaient gravement souffert, et qu’elle fut complètement perdue en arrivant à l’extérieur de la pièce où elle était enfermée. Le dernier participant, lui, avait perdu la quasi-totalité de son ouïe plus tôt dans sa vie, et s’était enfermé dans une situation de confort que le Tueur désapprouvait. Jigsaw lui avait donc implanté un appareil auditif pour lui permettre d’entendre à nouveau. Lorsqu’il se réveilla donc dans son piège, il fut complètement perdu d’avoir en partie retrouvé l’ouïe, et resta déboussolé pendant plusieurs longues minutes. Jigsaw avait de plus utilisé la même méthode que pour l’homme privé du sens du toucher afin d’ôter la vue au sourd, et le forcer à se servir de son ouïe nouvellement retrouvée. Il dut écouter avec énormément d’attention, et trouver par où venaient les sons extérieurs à la pièce pour trouver la sortie : les murs étaient entièrement capitonnés, sauf au niveau d’une paroi extrêmement fine, qu’il devait détruire avec une batte de baseball laissée à sa disposition. Il réussit à se sortir de son piège — non sans être étourdi par les bruits qu’abattre une cloison avait provoqués —, et il partit en quête d’un autre participant, auquel Jigsaw lui avait ordonné de tirer un cri de douleur profonde. Mais ce fut sur la muette qu’il tomba, l’entendant venir à des kilomètres à cause de son pas lourd et déséquilibré, et de l’ouïe trop sensible qu’il venait de retrouver. Il la battit à mort sans réussir à en tirer le moindre cri, et ne comprit que lorsqu’il entendit la voix de Jigsaw qu’il l’avait tuée en vain. Il entendit au loin les insultes du premier participant, et se repéra pour aller jusqu’à lui. Il piétina les morceaux de verre et s’entailla profondément les pieds avant d’arriver vers l’aveugle. Celui-ci tenta de lui échapper, mais fut beaucoup trop faible pour faire quoi que ce soit. Le sourd voulut le frapper dans les côtes pour lui tirer un cri de douleur, mais l’autre bougea et prit le premier coup sur la jambe. Il hurla, ayant eu le tibia brisé sur le coup. Le sourd avait cependant l’horrible peur de l’avoir raté, et d’anxiété, il recommença. L’aveugle prit le coup sur la nuque et mourut sur le coup. L’ultime survivant fut terrorisé à l’idée de l’avoir tué et de rester enfermé là. Mais il avait obtenu son cri, et Jigsaw le libéra.

cinquième session. (mai 2006)

◦ nombre de participants › Cinq participants.
◦ type de participants › Ils se connaissaient, et c’était bien là le problème. Ils tentèrent de feindre être de parfaits inconnus les uns pour les autres, mais leur mascarade ne dura pas bien longtemps. Ils se connaissaient, faisaient partie de la même équipe de football américain, et leur crime en découlait. Cinq jeunes, d’un peu plus de dix-huit ans. le plus vieux avait vingt deux ans. Deux ans plus tôt, ces cinq garçons avaient kidnappé une enfant de huit ans, qu’ils connaissaient. Pour plaisanter, tout d’abord. Et puis le jeu était devenu un peu plus sérieux. Le mauvais effet de groupe faisant le reste, ils avaient fini par la violer, puis par la tuer, par peur d’être jetés en prison. Après quoi ils s’étaient séparés, et ne s’étaient jamais revus. Jusqu’au moment où ils se sont réveillés, enfermés dans le piège de Jigsaw. Jigsaw, qui avait décidé de les faire payer pour leur crime abominable.
◦ survivant(s) › Aucun survivant.

◦ règle du jeu › Quatre des participants étaient enfermés deux par deux, et le dernier était à l’écart des autres. Dans chacun des deux binômes, les garçons étaient coincés dans un piège qui entourait leur tête à la manière d’une plante carnivore ouverte, et menaçant de se refermer et de leur perforer le crâne. Leurs deux pièges étaient reliés par un fil. Ils étaient chacun placés à un bout de la pièce, et la clé permettant de désamorcer et défaire leur piège était entre eux, au milieu de la pièce. Cependant, lorsque l’un avançait pour attraper la clé, le fil qui les reliait se tendait, et commençait à refermer le piège de l’autre. Ils ne pouvaient donc se libérer tous les deux ; l’un devait mourir. Ils ignoraient cependant que dans le cas où l’un réussirait à se débarrasser de son piège sans tuer l’autre, Jigsaw avait programmé les pièges pour se déclencher automatiquement si l’un des deux était enlevé.
Le cinquième participant, lui, était celui qui avait mis les autres au défi, lors du kidnapping de la fillette. Jigsaw l’a donc mis à l’épreuve par un piège lui demandant de sacrifier ses deux pieds, pour pouvoir se déplacer et récupérer la clé qui permettait d’ouvrir la porte, et sortir les éventuels survivants de cet enfer. Porte que Jigsaw avait également programmée pour se condamner si numéro cinq ne respectait pas ses règles en temps voulu.
◦ handicaps › Outre la propension qu’avaient les pièges en duo à ne pouvoir être désamorcés sans déclencher celui qui les accompagnait, le principal handicap fut le temps que Jigsaw leur impartit en début de jeu. Les deux binômes avaient une heure pour se sortir de là. Le cinquième avait exactement le même temps pour se scier les pieds et déverrouiller la porte : au bout d’une heure, le mécanisme qui les condamnerait à tous rester enfermés ici se déclencherait.

◦ déroulement › Après l’annonce de Jigsaw, et après avoir hurlé qu’il y avait erreur et qu’ils ne se connaissaient pas, les deux premiers garçons capitulèrent et parlementèrent longtemps pour tenter de décider lequel des deux méritait le plus de vivre. Ils ne parvinrent bien entendu pas à une conclusion, et finirent par se jeter en même temps sur la clé. Les pièges se refermèrent eux aussi en même temps, et ils moururent sur le coup. Le deuxième binôme se promit dans un premier temps qu’ils ne se laisseraient pas tomber, et ne se laisseraient pas mourir. Ils cherchèrent un moyen d’atteindre la clé autrement pendant quelque temps, avant que l’un ne demande à l’autre de s’approcher un peu pour essayer de l’attraper. Ils y allèrent tout en douceur, le piège de l’un se refermant tandis que l’autre s’approchait de la délivrance. Au final, le troisième garçon réussit à s’emparer de la clé et recula rapidement ; son binôme n’était pas encore mort, bien qu’affreusement mutilé par le piège. Il s’empressa de défaire le mécanisme, rassurant son compagnon, lui disant qu’il allait venir le tirer de ce mauvais pas, qu’il avait récupéré la clé, et que c’était terminé. Mais au moment où il eut entièrement retiré le piège autour de sa tête, celui de son ami se referma, et le tua sur le coup. Il mit plusieurs minutes avant de parvenir à surmonter le choc, et à sortir par la porte entrouverte qui l’attendait. Dans la pièce d’à côté, il découvrit le cinquième participant, en larmes, et qui avait à peine commencé à s’entailler la peau de la cheville droite avant d’arrêter. Le troisième participant eut beau attraper la clé et tenter de sortir, le temps était écoulé, et la porte était définitivement verrouillée. Il chercha désespérément un autre moyen, avant que Jigsaw ne transmette à son ami le verdict par interphone : il avait échoué, n’avait pas su se sacrifier pour s’en sortir, ou pour que les autres s’en sortent. Ils étaient donc condamnés à rester enfermés ici, jusqu’à ce que mort s’en suive. Le troisième, apprenant que la lâcheté du cinquième venait de le condamner, s’emporta et, de rage, le massacra. Il survécut deux jours enfermé, avant de s’ôter la vie.

sixième session. (juillet 2006)

◦ nombre de participants › Huit participants.
◦ type de participants › Ils avaient un sens des priorité qui leur était propre. Il n’y avait que des hommes, aucun d’eux ne semblant être capable de remarquer ce qu’il y avait de vraiment important dans sa vie. Ils avaient toujours eu tendance à délaisser le plus important pour un but personnel ; ils étaient de ceux qui avaient trop d'ambition, un objectif à atteindre et qu’ils ne pouvaient pas perdre de vue, quelque chose de presque futile à quoi pourtant, ils consacraient leur existence. À tort sans doute, puisqu’au final, ils laissaient passer un tas de choses bien plus primordiales sans même s’en rendre compte.
◦ survivant(s) › Un survivant.

◦ règle du jeu › Il s’agissait d’un tournoi entre les huit participants. L’action se déroulait dans une vieille piscine municipale, abandonnée après l’ouragan Katrina ; la piscine, complètement vidée de son eau, servait de ring pour deux candidats qui devaient se battre à mort. L’épreuve s’est déroulée en plusieurs temps. Quatre premiers duels ont eu lieu, chacun des participants ayant un adversaire à abattre. Le vainqueur, par la suite, était de nouveau envoyé sur le ring pour affronter l’un des trois autres vainqueurs. Au terme de cette manche, il n’y avait plus que deux survivants qui, à leur tour, ont été obligés de se battre à mort. L’épreuve a été conçue de manière à ce qu’un seul des participants puisse s’en sortir. Il était évidemment impossible pour les participants de quitter la piscine avant que le combat soit terminé et pour cause, des grillages de barbelés l’entourant, il était impossible de remonter. Il y avait cependant un portail – lui-même couvert de barbelés – s’ouvrant après chaque duel pour laisser le survivant partir. Cependant, tout le reste de l’endroit était complètement clôt, ils n’avaient d’autre choix que de se présenter au ring lorsque venait leur tour.
◦ handicaps › Pour que les participants soient forcés de s’entretuer, chacun d’entre eux était confronté à un choix. Gagner le match ne voulait pas simplement dire avoir une chance de sortir de cet enfer, mais c’était aussi un moyen de sauver quelqu’un ou quelque chose étant précieux à leur vie. En effet, chaque candidat devait se battre pour une raison précise. Pour l’un des éléments qu’ils avaient passé leur vie à délaisser au profit d'autre chose. S’il s’agissait d’une personne – une seule par menace – elle était enfermée dans une pièce, dans une vieille maison abandonnée, et si le participant à qui elle était liée venait à mourir, un gaz empoisonné était relâché dans la pièce, la tuant en trois minutes. Celles pour qui un participant s’est battu et est mort, sont également décédées. Mais il ne s’agissait pas nécessairement de personnes, il pouvait aussi y avoir des informations pouvant conduire à un scandale important, n’importe quoi qui puisse avoir des conséquences importantes – plus sur les proches que sur les participants. De plus, comme la piscine était en biais – pour qu’il y ait une différence de profondeur quand on remplit le bassin – le terrain était dangereux, et les cadavres n’étant pas retirés au fur et à mesure, le sang rendait le sol glissant. Une autre difficulté de l’épreuve résidait dans le fait que les participants devaient s’entretuer à la seule force de leurs poings, ils n’avaient aucune arme, aucun objet à leur disposition ; cependant, pour laisser sa chance à tout le monde, Jigsaw n’avait sélectionné que des hommes assez forts pour pouvoir s’en sortir.

◦ déroulement › Les matchs se déroulaient les uns à la suite des autres. Les deux premiers participants se sont réveillés dans le bassin, les règles ont été annoncées et le participant A était persuadé qu’il s’agissait d’une mascarade. Le duel a été assez court, le participant B profitant du fait que son adversaire soit déstabilisé pour le mettre à terre et lui fracasser le crâne contre le sol. Le second match opposait deux autres hommes, qui eux, avaient compris l'importance de la lutte. Les coups se sont enchainés, et le combat a été particulièrement serré, les deux participants étant déterminés. Le participant C a pourtant réussi à plaquer le participant D au sol pour l’étrangler. Le participant C a donc remporté le match, mais a subi un coup important contre la tête et s’est retrouvé avec les phalanges de la main droite complètement explosées. Le troisième duel de la manche a été assez rapide, le participant E étant bon combattant, entraîné, il a su maîtriser son adversaire rapidement, et lui a brisé la nuque. Le match suivant à été un peu plus long, les forces qui s’opposaient étant assez équivalentes, les coups ont été nombreux. À la fin du match, les deux candidats étaient épuisés, ils avaient du mal à tenir sur leurs jambes. Le participant G est tombé en premier et n’a pas eu la force de résister aux derniers coups assénés par le participant H, ce dernier utilisant ses dernières forces pour achever son adversaire. Après environ cinq heures de repos, les duels ont recommencé. Le participant B a affronté participant C, partant avec un avantage puisque son duel avait été rapide, et il n’avait donc reçu que très peu de coups, lui permettant ainsi d’être plus résistant que son adversaire. Désireux de gagner, une véritable brute, il s’est littéralement déchainé sur son opposant, jouant sur ses blessures du précédant match, et l’a achevé en lui arrachant la jugulaire avec les dents, laissant derrière lui un cadavre particulièrement amoché. Le duel suivant s’est déroulé entre le participant E et le participant H, et il a été assez long voire même hésitant, parfois, comme si les deux candidats n’avaient plus envie de se battre. Mas c’est finalement le participant E qui a remporté la manche, le participant H étant trop épuisé pour tenir la route, souffrant d’hémorragie interne, il a succombé lorsque son rival a violemment fait cogner sa tête contre le mur. Le duel final a sans doute été le plus compliqué. Le participant B ayant cédé à la folie, il était devenu une véritable machine à tuer, une bête enragée qui a eu le dessus sur son adversaire pendant un long moment. C’est sans doute la chance qui a sauvé le participant E, puisque le participant B a glissé sur le sang, jusque dans le fond de la piscine. Déstabilisé et blessé par la chute, il a à peine eu le temps de réagir que son adversaire s’est jeté sur lui pour l’étrangler. (schéma de l’ordre des duels)

septième session. (octobre 2006)

◦ nombre de participants › Neuf participants.
◦ type de participants › De près ou de loin, ils avaient tous été complices de crimes. Qu’il s’agisse de meurtre, de cambriolage, d’arnaque ou même de viol, ils avaient tous mis la main à la pâte d’une manière ou d’une autre. Certains avaient participé à l’élaboration mais pas à l’exécution, d’autres avaient prêté main forte au dernier moment, d’autres encore s’étaient chargés de faire disparaître les preuves, et les plus lâches s’étaient contentés de fermer les yeux en prétendant n’avoir rien vu. Quoi qu’il en soit, ils s’étaient tous rendus coupables par association. Et aux yeux de Jigsaw, c’est tout aussi détestable qu’avoir instigué la chose eux-mêmes, sinon plus.
◦ survivant(s) › Un survivant.

◦ règle du jeu › Groupés par trois, la directive annoncée était très claire : chaque trio formait à présent une équipe, et ils avaient besoin les uns des autres pour survivre face à leurs rivaux, comme dans une compétition. Trois épreuves les attendaient, deux d’entre elles permettant d’éliminer deux trios, la dernière permettant de départager les trois participants restants – ce qu’ils ne savaient pas jusqu’à ce qu’ils y soient confrontés ; un moyen de les forcer à la complicité pour mieux la leur arracher ensuite. La première épreuve consistait en trois gros cubes d’acier, dans lesquels ils étaient enfermés par groupes ; impossible pour eux de voir leurs concurrents. Les murs latéraux se refermaient de dix centimètres à chaque minute, tandis qu’un bac contenant de l’eau maintenue à 100°C pendait au-dessus de leurs têtes, servant d’écrin à la clé leur permettant de sortir de leur cage. Une fois que le premier groupe serait parvenu à se délivrer, la cadence des murs des autres cubes se verrait accélérée à vingt centimètres par minute. Et quand le second groupe en ferait de même, les murs du dernier se refermeraient complètement, broyant ceux restés coincés. Pour la deuxième épreuve, une salle transformée en champ de barbelés s’élevant trop haut pour tenter de les escalader, et tout juste assez loin du sol pour pouvoir se faufiler en-dessous et ramper. Une fois entrés dans la pièce, la porte se verrouillerait derrière eux et pour le reste, tout était une question de rapidité. Le premier groupe à se sortir de là condamnerait le second à voir le champ de barbelés se resserrer violemment sur lui, et à être coincés définitivement dans cette salle. Et enfin, pour l’épreuve finale, le dernier trio faisait face à une bombe dont le compte à rebours se déclencherait dès lors que la porte se refermait derrière eux. Bombe qui était reliée à leurs rythmes cardiaques, un émetteur ayant été placé dans leurs cages thoraciques par Jigsaw. Pour la désamorcer, une seule solution : que deux de leurs cœurs s’arrêtent.
◦ handicaps › Afin de souder les trios de manière plus littérale, leurs bras avaient été cousus les uns aux autres, les forçant à faire les mêmes gestes – concrètement : le bras droit du participant A était cousu au gauche du participant B, qui avait également son bras droit cousu au bras gauche du participant C. À eux de se débrouiller pour avancer d’un même homme et s’accorder sur les mouvements. De plus, pour la dernière épreuve, aucun outil n’avait été mis à leur disposition pour les aider à s’entretuer. Rien de plus que la ruse, et la volonté de vivre.

◦ déroulement › Une fois les règles du jeu annoncées, les murs de leurs cubes commencèrent à se refermer, éveillant ainsi la panique parmi leurs rangs. Panique qui ne fit que s’accroître en comprenant que l’un d’entre eux devait plonger sa main dans l’eau bouillante pour récupérer la clé. Un groupe tenta de débattre pour désigner celui qui devait s’y coller, tandis qu’un autre était trop occupé à calmer un membre de leur trio. Dans le dernier, un rapport de force s’installa, et l’un des participants tenta d’en obliger un autre à s’exécuter. Résultat : le bac se balança violemment, déversant une partie de son contenu sur eux, les brûlant sur une portion du crâne et des épaules. Pendant ce temps, quelqu’un du premier groupe finit par passer à l’action en voyant les murs se rapprocher dangereusement, et se fit aider de ses camarades pour atteindre le récipient sans le renverser. Après deux tentatives, il parvint finalement à saisir la clé, et ils purent sortir de leur cage alors que les murs des autres cubes avancèrent de vingt centimètres de plus. Le troisième groupe, semi-ébouillanté, tenta sa chance une nouvelle fois, ne réussissant qu’à empirer la situation par leur manque de synchronisation. Quant au deuxième, il réussit à retrouver un semblant de calme, et ses membres choisirent d’essayer à tour de rôle. Ils échouèrent tous une fois, et c’est au second tour qu’ils attrapèrent leur clé – un filet d’eau bouillante se déversant accidentellement sur le torse de l’un d’entre eux au passage – et se libérèrent à leur tour. Les six rescapés entendirent les cris d’agonie de leurs rivaux alors qu’ils se retrouvaient broyés dans leur cube, et ils mirent un instant à reprendre leurs esprits et passer à la salle suivante. Face au champ de barbelés, le premier trio n’attendit qu’une minute avant de se jeter au sol et s’engager, menés par celle qui avait récupéré leur clé dans la première épreuve. Le deuxième trio perdit de précieuses secondes à forcer leur membre paniqué – une fois de plus – à ramper avec eux. Pendant ce temps, les autres avançaient dangereusement, mais avec tellement de force qu’ils se faisaient lacérer à chaque centimètre parcouru. Une pointe de barbelé se coinça dans le dos de leur leader, les faisant stopper leur course effrénée alors qu’elle hurlait de douleur, tentant de se défaire, ne parvenant qu’à déchirer un peu plus son épiderme. Le second groupe en profita pour les devancer, se déplaçant de manière certes un peu moins rapide, mais surtout moins brusque ; si leurs peaux se voyaient elles aussi entamées par les barbelés, ils n’en restaient pas pour autant pris au piège comme les autres. Ils furent les premiers à s’extirper de là et en ouvrant la porte pour passer à la pièce suivante, ils déclenchèrent le mécanisme resserrant les barbelés jusqu’à tuer ceux restés bloqués en-dessous. Enfin, une fois arrivés dans la dernière salle, ils reçurent les instructions de Jigsaw les informant que deux d’entre eux devaient mourir pour désamorcer la bombe, programmée pour exploser au bout de quinze minutes. D’abord abasourdis, ils ne mirent pas longtemps à chercher à s’entretuer, encombrés par les coutures qui les liaient. Pendant que l’homme du milieu s’acharnait à faire cogner l’un de ses camarades contre le mur dans l’espoir de lui défoncer le crâne, l’autre s’acharnait à arracher les points qui la retenaient à l’enragé. Elle réussit avant que l’autre ne vienne à bout de sa proie, et en profita pour s’éloigner autant que possible, cherchant désespérément un moyen de le tuer quand il viendrait après elle – parce que ce n’était qu’une matière de secondes avant que ça arrive. Elle ne put que se retrancher dans un coin en voyant l’autre arriver et lui empoigner la gorge, se débattant comme elle pouvait. Pour dernier recours, elle enfonça ses pouces dans les orbites de son assaillant, le forçant ainsi à lâcher son emprise et parvenant à l’aveugler à moitié. Elle profita de cet avantage pour le faire tomber au sol, et lui donner un coup de pied au visage, suffisamment fort pour le sonner. Voyant le compte à rebours flirter dangereusement avec le zéro, elle paniqua et se décida à donner le coup de grâce, écrasant son pied sur la gorge de sa victime, réitérant l’expérience jusqu’à ce qu’il n’émette plus le moindre son. Les chiffres s’arrêtèrent à onze secondes de la fin, lui annonçant ainsi sa réussite.

huitième session. (décembre 2006)

◦ nombre de participants › Douze participants.
◦ type de participants › Tous ne se connaissaient pas, mais chacun des participants retrouvait au minimum une voire deux personnes qui lui avaient déjà fait du mal. C’étaient des gens la plupart du temps rancuniers, avides de vengeance, mais qui ne dépassaient jamais le stade des mots. Des lâches, dans l’œil de notre Tueur. Et pour lui, le temps était venu de respecter les paroles sans cesse prononcées en l’air.
◦ survivant(s) › Aucun survivant.

◦ règle du jeu › La règle mise en place par Jigsaw était relativement simple : les participants avait ordre de tenir leurs promesses. Ordre de tuer, comme ils l’avaient un jour formulé et juré. Et ils ne devaient s’en prendre qu’à ceux qui leur avaient un jour fait du mal.
◦ handicaps › La plupart des gens ne s’étaient jamais sali les mains, et se pensaient bien incapables de faire du mal à qui que ce soit. Ils étaient plutôt de ceux qui s’enfuyaient ventre à terre quand venait l’heure de régler les comptes promis ; ils avaient ce handicap naturel dans leur caractère. Mais Jigsaw avait emprisonné un membre de chacun des participants dans un piège menaçant de le leur sectionner. Et le seul moyen de s’en sortir était de trouver la clé. Clé qu’il avait habilement placée dans le dos de ceux qui leur avaient fait du mal, sous la peau. Là où les gens étaient incapables de l’atteindre seuls. Sans compter le poids des pièges métalliques qui les entravaient, et les empêchaient d’agir à leur guise. Les participants n’avaient qu’une demi-heure. Une demi-heure avec ordre de tenir leur parole, ou ils y perdraient un bras, une jambe, ou même la tête, et seraient laissés pour morts.

◦ déroulement › Au bout de quelques minutes, la plupart des participants se sont rapidement mis sur pied. Rapidement, un homme est tombé sur une femme qui l’avait manipulé pour l’escroquer. Animé d’un furieux désir de survie, il a profité qu’elle avait la jambe entravée par un piège, et ne pouvait courir, pour l’attaquer. Sous le regard horrifié d’une autre jeune femme qui passait par là, il attrapa une barre métallique parmi tous les objets disséminés çà et là par Jigsaw, et il la frappa au crâne de toutes ses forces. Pendant qu’il arrachait les points de suture dans son dos avec ses ongles pour récupérer la clé, la fille qui avait assisté à la scène tenta de s’enfuir. Elle fut cueillie en plein visage par une hache à incendie, empoignée fermement par une ancienne camarade d’école qu’elle avait martyrisée durant son adolescence. La nouvelle venue voulut arracher la peau du dos de la jeune femme pour se saisir de la clé, mais entendit que l’on hurlait son nom. Elle se retourna juste à temps pour planter sa hache dans le cou d’un homme qui ne lui avait jamais rien fait, mais à qui elle avait effroyablement brisé le cœur pour être acceptée dans le groupe qu’elle convoitait tant à l’université. La règle du jeu venait d’être enfreinte pour la première fois, et même si elle parvint à récupérer la clé dans le dos de sa première victime et à se débarrasser du piège qui lui entourait le bras, elle ne sortirait jamais de là. Qu’importent ses espoirs et ses supplications ; elle en avait conscience. Elle ne se laissa pourtant pas aller et repartit avec sa hache à la recherche d’autres participants à tuer. Si elle devait y rester, alors ils y resteraient tous. S’ils étaient là, c’est qu’ils avaient fait quelque chose à quelqu’un, et qu’ils ne méritaient pas leur liberté et leur vie plus qu’elle. Elle qui avait tant souffert à cause des gens comme eux. Le premier homme à s’être libéré de son piège, lui, s’était enfui avec l’espoir de trouver un endroit où se cacher. Il tomba cependant nez à nez avec une erreur de jeunesse ; une fille qu’il avait un peu trop brusquée, un soir où il avait trop bu, et qui s’était juré de lui arracher la tête. Lorsqu’il vit le hachoir de boucher qu’elle tenait bien fermement dans sa main libre, il tenta de prendre la fuite en sens inverse, mais se retrouva face à la furie à la hache, qui n’hésita pas une seule seconde avant de le raccourcir d’une tête. La fille au hachoir, comprenant qu’elle risquerait sa peau à tenter de récupérer la clé maintenant, repartit en sens inverse, et se retrouva soudainement plaquée au sol par un homme qu’elle avait trompé. Il l’étrangla, comme il se l’était promis des années auparavant. Et à peine eut-il fini, à peine l’eut-il retournée pour essayer de récupérer la clé qui lui permettrait de sortir son crâne du piège, que la hache s’abattit dans son dos. Il ne mourut pas tout de suite mais ne tarda pas à s’écrouler, l’arme toujours plantée à côté de sa colonne vertébrale. Alors qu’elle allait récupérer sa hache, la folle furieuse tomba nez à nez avec un type qu’elle ne connaissait pas, et qui lui ordonna de dégager. Il n’ordonna plus grand chose quand son bras tomba, et cessa même de crier de douleur lorsque la lame se ficha dans sa tête. Un peu plus loin, d’autres avaient déjà eu leur compte. Un ex-taulard s’était salement débarrassé du gars qui l’avait envoyé en prison, avant d’être tué par un type, dans le matelas duquel il avait laissé de la drogue, lors de son séjour derrière les barreaux ; l’autre avait pris pour cinq ans supplémentaires par sa faute. Après s’être débarrassé du piège autour de son bras, ce dernier tomba ensuite nez à nez avec un misérable vermisseau qu’il avait pris bien du plaisir à violer en prison. Le sang du gamin ne fit qu’un tour dans ses veines et il défonça la tête de son agresseur à coups de batte de baseball, avant de tenter de s’emparer fébrilement de la clé sous sa peau. La hache de la furie se planta dans le corps juste entre ses deux bras, et il recula vivement, ne comprenant pas grand chose de ce qui lui arrivait. Il la supplia d’arrêter, de ne pas faire ça. Qu’ils ne se connaissaient même pas, et qu’elle ne sortirait jamais si elle portait la main sur lui. Elle s’en fichait, bien entendu, et continua de tenter de le tuer. Il esquiva plusieurs coups avant de réussir à la désarmer, et de se servir du piège qui lui entourait la tête pour lui donner un coup de crâne et la sonner sérieusement. Il lui ouvrit même le front. Mais dès qu’elle eut repris ses esprits, elle tenta à nouveau de le tuer, et il la poussa violemment contre le mur pour essayer de se débarrasser d’elle. Elle s’assomma sérieusement et se fractura le crâne en heurtant les aspérités du mur. Il ne vérifia même pas si elle était en vie, et se précipita pour récupérer la clé dans le dos de l’homme qu’il avait tué. Mais alors qu’il approchait l’objet de sa délivrance du cadenas, les doigts couverts de sang, le glas de la demi-heure sonna, et le piège lui trancha la tête. Ayant enfreint avec une attention toute particulière les règles de Jigsaw, la furie fut laissée à saigner là. Elle tomba dans le coma rapidement, puis mourut.

neuvième session. (mars 2007)

◦ nombre de participants › Vingt-et-un. Le plus grand nombre de kidnappés jamais vu.
◦ type de participants › Un tiers des participants avait pour sale habitude de toujours se laisser faire à tout ce qu'on leur disait. D’être des suiveurs, des moutons blancs. De ne pas savoir s’imposer, de toujours laisser les autres décider pour eux. Quant aux deux autres tiers, c’était tout l'inverse. Leaders dans l’âme, ils avaient la fâcheuse manie de toujours vouloir tout contrôler, chez eux comme chez les autres.
◦ survivant(s) › Trois survivants.

◦ règle du jeu › Cette session fut décrite à la police comme une sorte de jeu géant, orchestré dans une immense usine désaffectée, à plusieurs kilomètres de la ville ; un terrain qu’on avait pensé ravagé par Katrina, mais qui avait été épargné. Jigsaw avait séparé les prisonniers en sept équipes de trois personnes. Dans chacune de ces équipes, deux joueurs avaient la tendance de tout vouloir contrôler, et devaient répondre aux ordres de celui qui était bien incapable d’en donner à qui que ce soit. Ce dernier était enfermé à l'écart, à l’abri de tout. Dans un piège menaçant de lui perforer le cou des deux côtés, à l’aide de deux embouts de perceuse-visseuse. Le seul moyen de se libérer était de désactiver les deux embouts ; cela nécessitait deux clés. Et chacun des deux autres participants en possédait une. Ils démarraient néanmoins eux aussi enfermés dans un piège, dans le noir absolu. Leur « maître du jeu », lui, avait accès à toutes les vidéos de surveillance que Jigsaw avait installées dans le piège, pour les guider et les aider ; parmi elle, une caméra infrarouge qui lui permettait de voir comment ses deux joueurs pouvaient s'en sortir, et de les guider. Jigsaw avait également laissé deux armes à la disposition des deux joueurs, et avait précisé à toutes les équipes qu’une seule pourrait sortir de là. Si un seul des membres de l’équipe mourrait, tous les autres seraient également condamnés. Le Tueur les avait équipés de micros et d’oreillettes pour qu’ils puissent communiquer entre eux.
◦ handicaps › Les pièges en eux-mêmes étaient plutôt basiques, mais c’était l'organisation du jeu qui rendait les choses plus ou moins ardues. Jigsaw a fait partir toutes les équipes dans une optique de compétition extrême, de course à la vie. Sans compter qu’il était extrêmement difficile pour celui qui avait toujours été suiveur de devenir meneur, et encore plus difficile pour les meneurs de devenir suiveurs. De plus, le maître du jeu n’avait qu’une demi-heure pour sortir ses pions de leur piège. Et les pions, eux, n’avaient que deux heures, au total, pour sauver leur maître du jeu.

◦ déroulement › Deux maîtres du jeu ne parvinrent pas à faire sortir leurs pions à temps de leur piège. L’un, dans un état de panique le plus absolu, mit près de vingt minutes à se calmer et à retrouver ses esprits. Les dix minutes qui restaient ne furent pas suffisantes à les libérer, et ils sont morts proches de leur but. Le maître du jeu hurla et agonisa tout le reste de la session, avant de finalement mourir au bout des deux heures de Jigsaw. La deuxième équipe à ne pas avoir passé le stade de la libération des pions fut condamnée par l'impossibilité des joueurs à répondre aux ordres de leur « maître ». Les disputes éclatèrent, le maître du jeu ne parvint pas à se faire respecter, et les pions décédèrent en essayant de s’en sortir par eux-mêmes, refusant de l’écouter. Une troisième équipe ne vit la libération que d’un pion sur deux. L’un avait tenté de faire les choses à sa manière et s’était débarrassé de l’oreillette ; il est mort. L’autre avait accepté l’idée qu’il lui fallait répondre aux ordres de quelqu’un. Il encouragea son maître du jeu et réussit à s’en tirer. Il passa près de vingt minutes, ensuite, à chercher le second pion pour lui prendre la clé, pensant pouvoir trouver un arrangement avec Jigsaw pour sa bonne volonté, tentant de rassurer son dirigeant. Alors qu’il avait enfin trouvé la deuxième clé et qu’il sortait pour partir à la recherche de la pièce où était retenu son maître du jeu, une chaîne se referma autour de son cou et l'étrangla. La quatrième équipe n’avait pas décidé de faire de quartiers, et laissa le corps du second pion de la troisième équipe là où ils le tuèrent. Ils croisèrent les pions de l'équipe cinq pendant que leur maître du jeu les guidait à travers les couloirs, et ils les tuèrent sans ciller. Néanmoins, lorsqu’ils croisèrent les membres de la sixième équipe, l’un d'eux périt dans l'affrontement. L’autre fut considérablement sonné, et les pions prirent la fuite. Ils avaient croisé la septième équipe quelques temps auparavant, et l’un des assaillants avait également trouvé la mort ; en voulant frapper l’un des pions de la sixième équipe il avait heurté de plein fouet le crâne de son coéquipier, et frère jumeau. Il était resté à tenter de le sauver quelques temps, avant de s’ôter la vie, abandonnant leur maître du jeu. Mais lorsque le pion de la quatrième équipe reprit ses esprits, il suivit à la trace les pions de l’équipe six, l’un d’eux étant blessé et perdant du sang. Il les suivit jusqu’à la salle où leur maître du jeu avait finalement réussi à les guider, et il tenta de les tuer alors qu’ils entraient. Le pion blessé rentra, tandis que l’autre lui donnait sa clé et tentait d’empêcher le pion de l'équipe quatre, fou de rage et assoiffé de sang, de les tuer. Son coéquipier réussit à sauver leur maître du jeu, et se précipita pour lui prêter main forte et venir à bout du pion quatre. Non sans une importante blessure à l’abdomen, dont il écopa en protégeant son compagnon. Il commença lentement mais sûrement à se vider de son sang, et rien ne se passa durant les dix minutes qui suivirent. Le temps que le compte à rebours soit terminé, le temps qu’ils soient officiellement la dernière équipe entièrement en vie. Et lorsque Jigsaw vint à eux pour leur annoncer qu’ils s’en étaient sortis, l’homme avait déjà perdu beaucoup de sang, et n’était plus conscient. Les survivants furent déposés dans des lits d’hôpitaux, et le blessé put être sauvé.

dixième session. (avril 2007)

◦ nombre de participants › Huit participants.
◦ type de participants › Ils étaient tous caractérisés par leur tendance à l’égoïsme. Ils fermaient les yeux sur les autres, sur le monde qui les entourait, et faisaient tourner leur vie autour de leur petit nombril, dénigrant leurs pairs. Certains étaient donc plutôt tournés vers la dépression, d’autres vers la cupidité, ou encore la gloire ou le narcissisme.
◦ survivant(s) › Un survivant.

◦ règle du jeu › Il n’y en avait que peu, cette fois-ci. Les kidnappés devaient simplement éliminer les autres joueurs avant la fin du temps qui leur était imparti.
◦ handicaps › Là résidait la véritable difficulté de l’épreuve. Le tueur avait donné à chacun des kidnappés un compte à rebours avec des chiffres digitaux rouges, qui était leur seule lumière. En effet, la totalité du lieu était plongé dans le noir le plus obscur et le plus complet, transcrivant ainsi en des termes physiques l’aveuglement par soi dont avaient toujours fait preuve les prisonniers, et qui aujourd’hui allait les conduire à leur mort. Ils avaient également une arme chacun, allant de la fourchette au revolver, en passant par le poing américain, la batte de baseball, et que sais-je encore. Le sol et les pièces étaient également jonchés d’obstacles plus ou moins dangereux. Les candidats étaient pieds nus, pour plus de danger.

◦ déroulement › C’est en se terrant et en manipulant que la survivante a réussi à s’en sortir. Un simple compte à rebours, pas de règles précises, mais un environnement pour le moins hostile. La première heure, énormément de cris résonnèrent dans la maison où ils étaient enfermés. Certains se prirent immédiatement au jeu et n’attendirent pas que leur compte à rebours ne baisse trop. Ils commencèrent à tuer dès qu’ils trouvèrent les autres participants, se servant sans pitié de la seule lumière que chacun avait, et qui aidait autant qu’elle pouvait trahir. Lorsqu’un homme est entré dans la pièce où elle était calfeutrée, la future survivante est sortie en silence, tâtonnant sur les murs, jusqu’à trouver un autre endroit où se réfugier. La seconde salle où elle est entrée a vu son sol être jonché de morceaux de verre, et elle s’est coupée les pieds à marcher dessus. Elle s’est cependant calée dans un coin, pensant ainsi que personne ne viendrait la chercher ; ce qui fut le cas. Ses cris avaient alertés un jeune homme, cependant, qui parvint à la porte, et recula dès le premier morceau de verre planté dans son pied. Il signala sa présence. Elle ne lui répondit pas, et il fut tué presque immédiatement. Elle avait cependant reçu une arme à feu, et lorsque l’assassin du jeune homme tenta d’entrer dans la pièce, ayant compris qu’elle était là et bien décidé à aller la chercher, elle lui tira dessus. Elle resta cachée jusqu’à ce que son compte à rebours n'affiche plus que cinq minutes. Là, elle paniqua, désirant plus que tout rester en vie. Elle poussa alors le pire hurlement de sa vie, se plaignant et gémissant, appelant au secours ; si on ne venait pas pour « l’aider » alors au moins on viendrait pour tenter de la tuer. Son plan fonctionna, et le dernier participant en lice arriva, la suppliant de ne pas tirer, de ne pas le tuer, lui disant que peut-être ils pouvaient être deux à survivre, que c’était déjà arrivé dans certaines sessions. Il la fit hésiter. Le compte à rebours défilait. Il avait réussi à la convaincre. Plus que cinq secondes. Il était soulagé. Elle tira le reste de son chargeur en direction de la voix. Puis, plus rien.

NOTE : Sachez que les survivants sont jouables, et que vous pouvez lier votre histoire à des victimes du Tueur. Vous trouverez le registre des places disponibles à la suite de ce message.

sessions (c) elephant song, serial chiller, sweet poison

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Richard Gregson
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MessageSujet: Re: iii – LES SESSIONS ET LEUR REGISTRE.   Mer 19 Aoû - 13:52


REGISTRES DES SESSIONS
survivants et victimes


première session

• survivant(s) › pas de survivant.

• victimes › (sept places disponibles) pseudo, pseudo
• découverte des corps › (une place disponible) pseudo


deuxième session

• survivant(s) › pas de survivant.

• victimes › (onze places disponibles) adam deauclair, pseudo
• découverte des corps › les corps ne furent jamais retrouvés.


troisième session

• survivant(s) › (une place disponible ; ils ont été dans le coma pendant un an au minimum) achille gautier (homme ; trente-cinq ans), pseudo (femme ; entre vingt et vingt-cinq ans).
• découverte des survivants › (pas de place disponible) yuri leskov.

• victimes › (six places disponibles) pseudo, pseudo
• découverte des corps › (six places disponibles ; les corps ont été retrouvés aux quatre coins de la ville) pseudo


quatrième session

• survivant(s) › (une place disponible) pseudo (homme ; entre vingt et vingt-cinq ans).
• découverte du survivant › (une place disponible) pseudo

• victimes › (quatre places disponibles) pseudo, pseudo
• découverte des corps › (une place disponible) pseudo


cinquième session

• survivant(s) › pas de survivant.

• victimes › (pas de places disponibles) antony harrison, sidney borthwick, william hanson, billy jones, clarke mcquill.
• découverte des corps › (une place disponible) pseudo


sixième session

• survivant(s) › (pas de place disponible) wayne hoffman (homme ; quarante ans).
• découverte du survivant › (une place disponible) pseudo

• victimes › (six places disponibles) declan stellar, pseudo
• découverte des corps › (une place disponible) pseudo


septième session

• survivant(s) › (pas de place disponible) aslinn daly (femme ; trente-et-un ans).
• découverte du survivant › (une place disponible) pseudo

• victimes › (cinq places disponibles) riley margolis, arthur moriarty, severine ahriman, pseudo
• découverte des corps › (une place disponible) pseudo


huitième session

• survivant(s) › pas de survivant.

• victimes › (douze places disponibles) pseudo, pseudo
• découverte des corps › (pas de place disponible) les corps furent trouvés par trois hommes déjà recherchés par la police, qui tentèrent de les brûler en même temps que l'entrepôt où ils se trouvaient ; ils sont actuellement en prison.


neuvième session

• survivant(s) › (pas de place disponible) samira foxx (femme ; vingt-six ans), ester jankovic (femme ; vingt-sept ans), saul weiss (homme ; vingt-sept).
• découverte des survivants › (une place disponible, doit travailler à l'hôpital) pseudo

• victimes › (dix-huit places disponibles) pseudo, pseudo
• découverte des corps › les corps ne furent jamais retrouvés.


dixième session

• survivant(s) › (pas de place disponible, scénario libre) dasia oswald (femme ; trente-trois ans).
• découverte du survivant › (pas de place disponible) andrew barnett.

• victimes › (six places disponibles) sarah barnett, pseudo
• découverte des corps › (une place disponible) pseudo

Pour recenser un survivant, une victime ou un témoin ayant découvert corps ou survivant(s), faites un tour dans ce sujet. Faites attention, néanmoins, à prendre en compte cet élément dans votre fiche, et à ne pas le sortir de derrière les fagots plus tard, juste parce que ça vous tente ! Ce genre de choses, ça marque. Wink

NOTE : si vous souhaitez avoir découvert les corps d'une session, merci de consulter la chronologie du forum pour connaître l'endroit exact où les victimes ont été découvertes.

NOTE 2 : si vous souhaitez incarner un témoin ayant découvert un ou plusieurs survivant, vous pouvez bien entendu postuler ; le choix de l'endroit est à votre discrétion. néanmoins, dans la mesure du possible, voyez avec un survivant déjà joué !

NOTE 3 : vous pouvez avoir découvert des corps ou un/des survivant(s) à plusieurs. n'hésitez pas à contacter le staff, dans ce cas, afin que nous vous donnions notre aval.


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